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Airport Startup Day, le dernier événement futé du groupe ADP pour faire décoller les start-up

Le Groupe ADP a organisé le challenge Airport Startup Day ce jeudi 19 octobre 2017. Tout au long de la journée, 20 start-up ont pitché en salle d’embarquement du terminal 2F de Paris-Charles de Gaulle. L’occasion d’identifier des pépites du tourisme et du voyage. Mais aussi de faire le point sur la stratégie de collaboration du groupe avec les start-up.

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Airport Startup Day, le dernier événement futé du groupe ADP pour faire décoller les start-up
Airport Startup Day, le dernier événement futé du groupe ADP pour faire décoller les start-up © Stéphanie Mundubeltz-Gendron

Jeudi 19 octobre 2017, aéroport Paris-Charles de Gaulle : 20 start-up, installées sur les espaces Business de la salle d’embarquement du terminal 2F, ont eu l’opportunité de "pitcher" leur concept auprès des passagers. Et ce, autour d’une thématique : le tourisme et la voyage. Voici le principe de l’Airport Startup Day, challenge organisé pour la première fois par Paris Aéroport.  Une première dans une zone aéroportuaire, selon le Groupe ADP.
 

20 start-up en face de 40 000 passagers à l’aéroport

"Le terminal 2F, c’est 40 000 passagers par jour. L’objectif est de pouvoir mettre en face de ces 40 000 voyageurs 20 start-up qui vont pouvoir présenter sur une journée leur produit, leur concept", indique Edward Arkwright, directeur général exécutif du Groupe ADP, ce jeudi 19 octobre. Pourquoi le terminal 2F ? Au-delà du flux important de passagers, c’est aussi le terminal qui réunit le plus de voyageurs d’affaires. Un public qualifié, donc, qui peut ouvrir des portes aux start-up présentes. "Nous sommes présents à Station F mais être ici nous permet de rencontrer des prospects", nous a confié Guillaume Pineau-Valencienne, co-fondateur de Bear, en début de journée, avant de connaiître les résultats du concours (lire encadré ci-dessous).


Ce challenge fait suite à une initiative lancée courant 2015. Chaque jeudi, le Groupe ADP offre la possibilité à une start-up de présenter son entreprise au sein des espaces business de l’aéroport auprès des voyageurs d’affaires. 100 start-up ont déjà participé. Selon le groupe, en 3h de présence en salle d’embarquement, ces jeunes pousses enregistrent un minimum de 20 rencontres, chiffre qui peut monter à 150. Sur 20 rencontres, 5 sont des acheteurs ou clients potentiels. "C’est une offre de valeur qui est celle de pouvoir démontrer l’intérêt de son produit, d'en tester la pertinence en l’exposant directement devant le potentiel client final", précise Edward Arkwright.
 

Rester agile pour imaginer l’aéroport de demain

Ces événements s’inscrivent dans une politique plus large de relations avec les start-up. Entre Innovation Day et hackathons, le Groupe ADP multiplie les initiatives pour rester connecté à l’écosystème et repérer les pépites qui l’aideront à construire l’aéroport de demain. En mai 2017, le groupe a lancé le challenge "Play Your Airport", un concours mondial d’innovation visant à imaginer l’aéroport du futur et réinventer l’expérience en aéroport. Si tous les publics (voyageurs, collaborateur du groupe, étudiants et entreprises) peuvent concourir, 320 start-up venant de 57 pays ont déjà participé. Un bon levier pour soucer de nouvelles pépites. Deux mois plus tôt, le groupe s’est également doté d’un fonds d’investissement de 16 millions d’euros, "l'une des composantes de la démarche globale 'Innovation Hub'", selon le directeur général exécutif.

"Nous préparons aujourd’hui le Terminal 4, une infrastructure aéroportuaire majeure pour la France, qui commencera à voir le jour dans moins de 10 ans, mais qui devra encore être en fonctionnement en 2070. Pour cela, nous devons travailler avec une grande agilité, explique Edward Arkwright. Les start-up nous permettent de gagner en agilité et de développer des projets que l’on n’avait pas forcément identifiés (...) C’est cet aéroport de demain que nous souhaitons incarner avec les start-up et les grands groupes". Car "il y a plus d’intelligence dans plusieurs cerveaux que dans un seul", ajoute-t-il.
 

Une relation "donnant-donnant"

Au-delà de la France, la collaboration avec les start-up permet aussi au groupe de renforcer sa compétitivité à l’international. Et d’ouvrir, de fait, cette dimension mondiale aux start-up."Nous venons d'ouvrir le marché chinois à Safetyline, start-up spécialisée dans le big data pour le transport aérien", illustre Edward Arkwright.

Mais attention : "Nous ne sommes pas dans une réflexion théorique. Notre démarche aves les start-up est très claire", prévient-il. "Nous avons construit un écosystème performant, notre approche est pragmatique au travers d'expérimentations réalisées en lien avec les équipes métiers. Lorsque le bilan est concluant, nous passons en mode déploiement". Mais ce n’est pas systématique. "L'enjeu est de développer une relations équilibrée avec ces jeunes entreprises innovantes dans une logique de co-développement". Par exemple, si l’expérimentation avec Stanley Robotics (start-up dans laquelle le groupe a investi) a rencontré un franc succès à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, elle a permis d’identifier que la solution serait encore plus performante sur un parking extérieur que souterrain. Résultat : la start-up teste actuellement son robot-voiturier à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Du donnant-donnant en quelque sorte…

 

Et les 3 lauréats de l’Airport Startup Day sont…
Au-delà de la rencontre avec les voyageurs, ces 20 start-up, sélectionnées parmi plus de 300 candidatures, ont été soumises au vote d’un jury d’experts. Trois prix ont été remis à l’issue de la journée. Deux start-up sont ressorties ex-aequo pour le premier prix : Bear, qui propose une solution de réalité augmentée pour transformer les supports print en supports digitaux, et Groupeer, qui a développé une technologie et des produits permettant de faciliter et sécuriser les déplacements en groupe.
Le deuxième prix a été attribué à Adok. La start-up a développé un boitier permettant de transformer toute surface en tablette géante et interactive.
Enfin, le prix du public, qui a eu l’opportunité de voter en ligne du 2 au 19 octobre, a été attribué à Mon beau terroir, start-up qui propose des visites et des dégustations chez des producteurs pour valoriser l’agriculture. Les deux premiers gagnants remportent chacun un voyage au CES 2018 de Las Vegas. Le deuxième sera incubé pendant 6 mois à la pépinière 27. Le troisième recevra quant à lui un accompagnement en communication d’une valeur de 2000 €.

 

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