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Akka et Vulog font alliance pour montrer leur vision du service de robot-taxi de demain

Vulog et Akka Technologies ont testé le 17 décembre un service de véhicule autonome à la demande et en auto-partage à Nice. Une démonstration de leurs savoir-faire respectifs qui préfigure de ce que pourrait être le service de robot-taxi de demain.
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Akka et Vulog font alliance pour montrer leur vision du service de robot-taxi de demain
Le véhicule autonome et connecté d'Akka est constamment amélioré. © Twitter @AKKARecrute

Sur la Promenade des Anglais à Nice, Vulog et Akka technologies ont fait une courte démonstration d'un système de robot-taxi. Le spécialiste des technologies d'auto-partage et le groupe d'ingénierie ont allié leurs forces lundi 17 décembre 2018 pour prouver la faisabilité d'un tel service. Les deux sociétés ont commandé un véhicule autonome via une application puis l'ont fait rouler sur 500 mètres.

 

Vulog : d'une plate-forme pour l'auto-partage à la mobilité autonome

Pour être clair, Akka est Vulog ne veulent pas vendre ensemble une solution globale mais plutôt montrer ce qu'ils sont capable de faire. "Ce projet s'inscrit dans l'avenir de la mobilité qui va devenir électrique, partagée et à terme autonome", explique à L'Usine Digitale Grégory Ducongé, le directeur général de Vulog. La start-up française veut démontrer à ses clients (actuels et futurs) sa capacité de les accompagner aujourd'hui dans des projets classiques d'auto-partage et demain dans d'autres projets de mobilité avec l'arrivée du véhicule autonome.

 

Pour ce test, Vulog a développé l'application permettant de commander le véhicule. La start-up créée en 2006 "est partie sur la base existante de sa plate-forme qui dès l'origine a été conçue pour accueillir à terme des véhicules autonomes", explique Grégory Ducongé. Les équipes ont ajouté quelques modules complémentaires permettant d'appeler le véhicule et de changer quelque peu l'expérience utilisateur. "Nous avons créé une application connectée à nos serveurs, eux-mêmes connectés au véhicule d'Akka", résume le directeur général.

 

 

Le véhicule autonome d'Akka : une vitrine de leur savoir-faire

Dès le début du projet en 2009, le véhicule autonome d'Akka a été pensé comme une vitrine de son savoir-faire. Il a été constamment amélioré depuis son lancement. Akka ne veut pas produire ses propres véhicules autonomes mais montrer à ses clients ce que ses ingénieurs peuvent les aider à faire. Paolo del Noce, le CEO d'Akka France, explique à L'Usine Digitale que sa société essaie  "d'anticiper les prochaines évolutions technologiques, de comprendre quelles sont les briques nécessaires pour que le véhicule devienne autonome" et de les appliquer sur ce véhicule.

 

D'après les deux entreprises, ce qui a été montré lundi est réalisable à plus grande échelle. Le principal problème serait réglementaire. "Si la France veut prendre le leadership de la mobilité partagée et autonome c'est maintenant, clame Grégory Ducongé. La législation doit s'ouvrir à ce genre d'initiatives". Les tests de véhicules autonomes sur route ouverte sont nécessaires au développement de cette technologie et seront plus facilement autorisés avec la loi d'orientation des mobilités. Vulog espère d'ailleurs lancer, d'ici la fin de l'année 2019, un projet de mobilité autonome qui soit ouvert au public.

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