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Almae Technologies industrialise les lasers télécoms de prochaine génération

Créée en 2015 par essaimage du III-V Lab, Almae Technologies prépare les prochaines générations de lasers télécoms intégrés montant à 10 puis 25 Gbit/s. De quoi répondre aux besoins d’augmentation des débits dans l’internet et les datacenters.

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Almae Technologies industrialise les lasers télécoms de prochaine génération
Réacteur d'épitaxie chez Almea Technologies, à Marcoussis © Almea Technologies

Développer et produire les prochaines générations de lasers télécoms indispensables à la montée des débits dans l'accès à internet et les communications au sein des datacenters. Telle est la mission d’Almae Technologies.

 

Intégration de fonction de contrôle et modulation

Créée en octobre 2015 par essaimage du III-V Lab, à Marcoussis (91), cette start-up de 10 personnes s’appuie sur plus de dix ans de travaux menés par ce groupement d’intérêt économique entre Nokia Bell Labs, Thales et le CEA-Leti sur les composants photoniques en phosphure d’indium. "Les lasers télécoms que nous développons vont au-delà de la simple diode laser, explique son PDG et cofondateur Jean-Louis Gentner. Ils intègrent aussi des fonctions de modulation de débit, de contrôle de longueur d’onde, de détection de température, etc. Ainsi, on peut réduire l’encombrement, les coûts et la consommation de courant des transmetteurs à fibres optiques."

 

C’est sur cette capacité d’intégration que la pépite française mise pour prendre place sur un marché des lasers télécoms détenu aujourd’hui exclusivement par des fournisseurs américains comme Finisar, Oclaro, Jdsu ou Broadcom, japonais comme Mitsubishi Electric ou Sumitomo, et chinois. Une opportunité estimée par Jean-Louis Gentner aux alentours de 1 milliard de dollars au niveau mondial, le quart du marché des transmetteurs pour communications à fibres optiques. "Nous allons être la seule source européenne de ces composants photoniques", affirme-t-il.

 

Une seconde levée de fonds imminente

Almae Technologies profite du déménagement du III-V Lab à Palaiseau pour récupérer ses 2000 m2 de salles blanches à Marcoussis et une partie de ses équipements. En 2015, elle a procédé un premier tour de table de 9 millions d’euros auprès des trois cofondateurs et d’un investisseur chinois, le groupe de test et packaging de composants photoniques Dalian Canglong Optoelectronics Technologies. Un autre tour de table d’au moins 10 millions d’euros est sur le point d’être finalisé. De quoi accélérer l’industrialisation.

 

Le premier produit en cours de finalisation offre un débit de 10 Gbit/s, quatre fois celui des composants les plus avancés aujourd’hui en service. Il devrait être commercialisé avant la fin de 2016. Mais c'est sur la génération d’après de 25 Gbit/s que la start-up mise pour prendre son élan. Elle sera lancée à la fin de 2017. "A l’horizon 2020, le passage au 25 Gbit/s va chambouler le marché tant dans l’accès à internet que dans les communications au sein des datacenters", pronostique Jean-Louis Gentner.

 

Maitrise en interne des étapes clé de fabrication

La start-up tient à maitriser les étapes clés de la fabrication comme l’épitaxie (croissance des cristaux de phosphure d’indium sur le substrat) ou la nanolithographie par faisceau d’électrons (création des motifs définissant la longueur d’onde du laser). "C’est dans ces étapes que nous cultivons notre savoir-faire, explique le PDG. Nous sommes en mesure d’ajuster la longueur d’onde du laser à l’angström près. Nous voulons ouvrir à l’extérieur cette capacité sous forme de services de fonderie." En revanche, les opérations banalisées, où Almae Technologies n’a pas de valeur ajoutée, comme la métallisation ou la finition de plaques, seront confiées à l’extérieur quand la production aura atteint des gros volumes.

 

Jean-Louis Gentner voit sa société atteindre un effectif de 30 personnes à la fin de 2017, un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions d’euros et la rentabilité la même année.

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