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Alors que 56 % des Français le plébiscitent, le vote en ligne tarde à être déployé

Étude D'après un sondage Odoxa, 56 % des Français auraient aimé pouvoir voter aux élections municipales via leur smartphone ou leur ordinateur. Ils estiment également que les candidats de leur commune n'ont pas suffisamment utilisés les outils numériques dans leur campagne. Cet engouement pour la "Civic Tech" ne les empêche pas d'être conscients des risques de cyberattaques ou de propagation de fausses informations.  
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Alors que 56 % des Français le plébiscitent, le vote en ligne tarde à être déployé
Alors que 56 % des Français le plébiscitent, le vote en ligne tarde à être déployé © Unsplash/ Element5 Digital

Un sondage Odoxa réalisé en partenariat avec L'Usine Digitale et publié le 19 mars 2020 montre l'intérêt des Français dans les outils numériques en période électorale. Pourtant, la "Civic tech" a beaucoup de mal à s'imposer. Preuve en est des élections municipales, pour lesquelles il est encore impossible de voter autrement qu'en se déplaçant jusqu'à son bureau de vote. Et vu la situation sanitaire actuelle avec le Covid-19, le recours à ce dispositif aurait pu être très utile.

67% des jeunes favorables 
D'après le sondage, 56 % des personnes interrogées déclarent qu'elles auraient aimé pouvoir voter aux élections municipales à distance depuis leur smartphone ou leur ordinateur. Cette proportion grippe à 67 % chez les 18-24 ans et 70 % pour les cadres. Elles estiment également que les candidats de leur commune n'ont pas suffisamment utilisés les outils numériques dans leur campagne.

Les résultats de l'enquête montrent que les Français ont envie d'aller plus loin dans l'utilisation des outils numériques dans leur vie de citoyen. 76 % des personnes ont déjà effectué des démarches administratives en ligne et 55 % ont déjà signé une pétition en ligne. 19 % ont déjà "commenté ou relayé des contenus politiques" sur le web et 23 % ont déjà participé à "une consultation citoyenne". En effet, deux tiers des Français pensent que les outils numériques peuvent permettre de "garantir la communication de données fiables sur les actions politiques" et d'organiser un débat public en facilitant "l'engagement des citoyens". Plus généralement, 68 % pensent que cela améliorerait l'intérêt pour la politique et la participation aux élections.

La crainte d'une cyberattaque
Tout en plébiscitant la mise en place d'outils numériques, les personnes interrogées sont conscientes des risques. 86% d'entre elles sont inquiètes d'un éventuel piratage de leurs données personnelles et 77 % craignent une diffusion massive de fake news. C'est d'ailleurs l'éventualité d'une cyberattaque qui a poussé le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault à interdire le vote à distance pour les Français expatriés en mars 2017 pour les élections présidentielles d'avril-mai. Suite à deux audits, l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (Anssi) expliquait craindre une attaque par "déni de service" c'est-à-dire une saturation du système l'empêchant de fonctionner correctement.

*Méthodologie : l'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon de 1005 Français âgés de 18 ans et plus interrogés sur internet le 11 et 12 mars 2020. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l'interviewé après stratification par région et catégorie d'agglomération.

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