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Altis Semiconductor mis à mal par IBM et Infineon Technologies

Capital
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IBM et Infineon Technologies (ex-Siemens), les deux actionnaires-clients d'Altis Semiconductor, confirment leur retrait du capital de cette coentreprise qu'ils avaient créée en 1999, à Corbeil-Essonnes. C'est ce qui ressort de la réunion du 7 juin dernier, à la Préfecture de l'Essonne. Le comité de suivi des partenaires publics, qui soutiennent jusqu'en 2007 le programme de R&D d'Altis, y a reçu Françoise Gri, P-DG d'IBM France, August Franze, vice-président d'IBM Microelectronics, dépêché des Etats-Unis, et Wolfgang Ziebart, P-DG d'Infineon, venu de Munich (Allemagne).

Le pacte qui lie les deux actionnaires de ce fabricant de semi-conducteurs arrive à échéance en 2009. IBM et Infineon ont donc moins de trois ans devant eux pour trouver un repreneur. Alors que la dissolution d'Altis n'est pas exclue, le sort de ses 1 946 collaborateurs reste plus qu'incertain. Déjà, le spécialiste des circuits intégrés, dont le chiffre d'affaires s'élève à 446 millions d'euros, prévoit de supprimer 424 postes, suite à la décision d'IBM de stopper ses commandes de puces fin 2006.

« Cela confirme la vacuité du projet des actionnaires », lance Frédéric Brunet, secrétaire CFDT du comité d'entreprise. En effet, à la demande d'Infineon, Altis va dédier une part accrue de sa production à la technologie des 130 nanomètres, soit les deux tiers des 1 420 tranches de silicium qui sortent chaque jour de l'usine. Puis, quand cette finesse de gravure sera obsolète, d'ici un ou deux ans, Infineon prévoit, lui aussi, de réduire progressivement ses commandes.

Les élus locaux et les représentants du ministère de l'Economie, des finances et de l'Industrie cachent mal leur embarras. « Ça va être très difficile », a admis Serge Dassault, sénateur-maire de Corbeil-Essonnes, selon l'un des participants de la réunion du comité de suivi. Quant à Michel Berson, président du Conseil général de l'Essonne, il ne se dit « ni inquiet, ni rassuré ». Une allusion pudique, sans doute, à Philips et STMicroelectronics qui, de même que la Caisse des dépôts et consignations, seraient venus prospecter sur le site.

Chrystelle Carroy

 

 
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