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Amazon demande l'autorisation à la FAA de tester ses drones de livraison en extérieur

Le géant du e-commerce a écrit à la FAA pour lui demander le droit de mener des vols expérimentaux de drones en extérieur, sur son centre de R&D de Seattle.

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Amazon demande l'autorisation à la FAA de tester ses drones de livraison en extérieur
Amazon demande l'autorisation à la FAA de tester ses drones de livraison en extérieur © Amazon

Les drones de livraison d'Amazon, ce n'est pas que du bluff ou un habile coup de com'. Le géant américain du e-commerce tente de le démontrer. L'entreprise a demandé l'autorisation à la FAA (Federal aviation administration) de mener des tests en extérieur, près de son centre de recherche et développement de Seattle. Le site regulatory.gov publie la lettre d'Amazon, dans lequel l'entreprise fait le point sur son degré d'avancement et ses motivations.

amazon prime air version 1.9

Amazon dit en être à la neuvième version de son prototype. Ces cinq derniers mois, la firme s'est concentrée sur "la fiabilité, la durée de vol, les technologies de détection et d'évitement, les capteurs et l'algorithme" de son Amazon Prime Air, dont l'objectif est de pouvoir livrer des objets "en moins de 30 minutes". Le drone mis au point par l'équipe de développement, constituée de "roboticiens de renommée mondiale, de scientifiques, d'ingénieurs aéronautiques" et même d' "un ancien astronaute", serait désormais capable de transporter des charges de 5 pounds (environ 2 kilos) à une vitesse de 80km/h.

autorisez-nous, sinon...

Amazon demande au gendarme des airs américain de disposer des mêmes droits que les fabricants et possesseurs de drones qui, eux, ont le droit de faire voler leurs engins, sous certaines conditions. Les acteurs tels qu'Amazon sont contraints de mener leurs tests à l'intérieur de bâtiments ou hors des frontières américaines. L'entreprise de e-commerce met d'ailleurs la pression sur le régulateur en laissant entendre qu'elle pourrait délocaliser son programme si le feu vert ne lui est pas accordé.

"Bien sûr, nous préférerions garder les emplois et investissements de cet important programme de recherche et développement aux Etats-Unis", glisse l'entreprise dans sa lettre, qui forme un vœu à la fin de sa missive : "un jour il sera aussi normal de voir un drone de livraison dans sa rue que de croiser un camion de livraison aujourd'hui".

La FAA inflexible... pour l'instant

Rien n'est gagné pour l'entreprise américaine car la FAA a récemment tenu à rappeler qu'à l'heure actuelle, elle était fermement opposée au vol de drones commerciaux. Des entreprises comme Amazon poussent au contraire pour que le cadre réglementaire soit assoupli, au nom de l'innovation et de la compétitivité.

Sylvain Arnulf

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