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Amazon ouvrira finalement un bureau à New York… mais sans rapport avec son précédent projet

Après plusieurs péripéties, le géant américain de l’e-commerce a annoncé la signature d’un bail de location pour des bureaux situés à Manhattan. Des ambitions revues à la baisse, un an après une tentative infructueuse pour s’installer dans le Queens… et la fin des promesses de création d’emplois en échange de très gros cadeaux fiscaux.
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Amazon ouvrira finalement un bureau à New York… mais sans rapport avec son précédent projet
Amazon ouvrira finalement un bureau à New York… mais sans rapport avec son précédent projet © Impact USA

Amazon va bien s’implanter à New York City. Le feuilleton reliant le géant américain de l’e-commerce à la Grosse Pomme a été ponctué d’un énième rebondissement avec l’annonce de l’ouverture de bureaux, le 8 décembre, à Manhattan. Ces locaux, qui couvrent une surface de 30 000 m2, et qui hébergeront environ 1500 salariés des équipes clients et publicité, seront situés bien loin du projet initialement prévu dans le Queens, de l’autre côté de l’East River, et abandonné il y a un peu moins d’un an. Ils devraient être inaugurés en 2021.

 

Avantages fiscaux contre création d'emplois

En 2018, Amazon lançait un appel à candidatures à l’attention des villes américaines, avec le but d’y implanter son second quartier général. Après 14 mois passés à rechercher le site idéal, l’e-commerçant américain avait jeté son dévolu sur Long Island City, un quartier de l'arrondissement de Queens, à New York City, et Crystal City, un quartier d’Arlington, dans l'Etat de Virginie. A la clé pour les deux villes, quelque 5 milliards de dollars à se partager, et 50 000 emplois que la société s’engageait à créer en 20 ans. En échange, Amazon devait recevoir près de 1,525 milliard de dollars d'avantages fiscaux et de subventions de la ville de New-York et 573 millions d’aides de l'Etat de Virginie.

 

Amazon avait néanmoins dû renoncer à son projet new-yorkais. En février dernier, dans un message posté sur son blog, la société annonçait sa décision de jeter l'éponge face aux critiques émanant des responsables municipaux du parti démocrate, ainsi que de mouvements syndicaux et associatifs, qui lui reprochaient justement ce régime fiscal très avantageux et, conséquence de son arrivée, des spéculations immobilières poussant les ménages modestes hors de New York City. Les projets de Crystal City et de Nashville, dans le Tennessee, étaient quant à eux maintenus.

 

New York, un choix arrêté depuis longtemps

Le choix de Manhattan vient mettre à mal la rhétorique d’Amazon dans sa recherche de la ville américaine idéale. La firme de Jeff Bezos, qui a toujours fait croire que les villes américaines concourraient sur un pied d’égalité pour le projet HQ2, a visiblement fait le choix de la Grosse Pomme, où elle compte déjà par ailleurs 3500 employés, depuis plusieurs années. La décision de s’implanter à New York City malgré les polémiques et sans, cette fois, les avantages fiscaux, en témoigne.

 

Selon le Financial Times, la société souhaitait se rapprocher des secteurs de la mode, des banques et de la publicité, sur lesquels elle entend développer ses activités. Et c’est à New York qu’elle avait inauguré, en septembre 2018, son nouveau concept store baptisé Amazon 4-Star et proposant uniquement les produits les plus plébiscités sur son site e-commerce.

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