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Amazon Web Services ferme les serveurs de NSO Group à la suite de l'affaire d'espionnage

Vu ailleurs Amazon a fermé les serveurs de NSO Group qui est accusé d'avoir vendu son logiciel espion à des autorités gouvernementales pour épier des journalistes, des militants, des syndicalistes... L'infrastructure d'OVH serait également utilisée par la société israélienne au coeur de cette affaire d'espionnage.
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Amazon Web Services ferme les serveurs de NSO Group à la suite de l'affaire d'espionnage
The Amazon Web Services (AWS) office at CityCentre Five, 825 Town and Country Lane, Houston, Texas. © Flickr - Tony Webster

Amazon Web Services (AWS), le service de cloud computing d'Amazon, se désolidarise de l'entreprise israélienne NSO Group. Cette dernière est accusée d'avoir fourni le logiciel espion "Pegasus" à des pays pour pirater les téléphones de nombreuses personnes, dont des journalistes, des militants, des politiques, etc.

"Lorsque nous avons appris cette activité, nous avons rapidement agi pour fermer l'infrastructure et les comptes concernés", a déclaré un porte-parole du géant américain au média Vice. En d'autres termes, les serveurs de NSO Group ont été fermés.

L'utilisation d'un CDN
Ce sont Amnesty International et Citizen Lab, un laboratoire de recherche rattaché à l'université de Toronto au Canada, qui ont découvert au fil de leurs travaux que NSO Group utilisait "largement" les services d'Amazon pour infecter les téléphones des victimes, en particulier CloudFront. Il s'agit d'un CDN (content delivery network) c'est-à-dire un ensemble de serveurs permettant de réduire les temps de chargement du contenu des pages web en réduisant la distance physique entre le serveur et l'utilisateur.

Jusqu'ici, Amazon était toujours resté silencieux sur ses liens avec NSO Group même lorsque Motherboard (Vice) avait révélé en mai 2020 que la société israélienne avait utilisé son infrastructure pour diffuser ses logiciels malveillants. A cette époque, le géant américain n'avait pas donné suite à une demande de commentaires souhaitant savoir si NSO Group avait enfreint les conditions d'utilisation. 

NSO Group utiliserait également les serveurs OVH
Pour ses activités, NSO Group s'appuierait également sur l'infrastructure du Français OVH ainsi que celle des Américains Linode et Digital Ocean, d'après Amnesty International. Aucune des trois entreprises n'a encore réagi aux révélations du consortium de journalistes. L'Usine Digitale, qui a contacté l'entreprise roubaisienne pour obtenir des précisions, n'a pas encore obtenu de réponse.

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