Angry Birds, un jeu d'enfants... à pirater pour la NSA

De nouveaux documents partagés par Edward Snowden indiquent que l'Agence Nationale de Sécurité s'est servie d'applications mobiles comme Angry Birds, Facebook ou Google Maps pour espionner, en interceptant des données envoyées sur le réseau par les utilisateurs.

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Angry Birds, un jeu d'enfants... à pirater pour la NSA

Dis moi à quoi tu joues, je te dirai qui tu es... Les dernières révélations issues des documents partagés par l'ex consultant de la NSA Edward Snowden, montrent que des applications mobiles comme le populaire jeu Angry Birds peuvent servir de porte d'entrée aux espions de la NSA et du GCHQ britannique.

Le mobile comme cheval de Troie

Le Guardian rapporte que les applications Angry Birds, mais aussi Google Maps, et celles permettant de partager des photos et données de géolocalisation comme Facebook ou Twitter, facilitent l'espionnage de la NSA. En effet, l'agence américaine et son homologue britannique GCHQ ont développé des moyens de profiter de ces applications, qui transmettent des données d'utilisateurs via le réseau internet.

Avec l'explosion du mobile, de plus en plus de données circulent depuis les terminaux. Les documents révèlent que simplement en mettant à jour son système Android, un utilisateur envoie sur le réseau près de 500 lignes de données, qui peuvent être ensuite interceptées par les agences de renseignement.

Les données que l'on partage sans le savoir

Angry Birds a affirmé ne pas être au courant de ce genre de pratiques. Les créateurs d'applications mobiles collectent régulièrement des données personnelles à des fins publicitaires (que l'utilisateur peut refuser de céder via une option). L'âge, la localisation, le modèle de téléphone, sont autant de données souvent partagées via ces applications. C'est là que la NSA entre en jeu, grâce à ses nombreux outils d'interception des données.

L'une des slides de présentation de la NSA datant de 2010, indique qu'il s'agit d'une "mine d'or" pour l'agence. "Scénario parfait - cible téléchargeant une photo sur un réseau social depuis son mobile. Que peut-on récupérer ?", indique l'image. D'après la présentation, ce genre d'activités donne l'accès à une liste de contacts, au type de téléphone, ou à la localisation.

En pratique, la plupart des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter retirent avant publication des photos partagées les métadonnées identifiant la localisation. Mais, selon le moment durant lequel cette action a lieu lorsque la photo est téléchargée, des données envoyées sur le réseau peuvent être disponibles pendant un court laps de temps.

Il semble que les mesures annoncées par Obama pour limiter la surveillance électronique ne suffiront pas à calmer les inquietudes.

Nora Poggi

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