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Apple annonce trois premiers Mac dotés de sa puce M1 conçue en interne

Les premiers ordinateurs d'Apple à se passer des processeurs d'Intel sont là. Ils sont au nombre de trois : MacBook Air, MacBook Pro (13 pouces) et Mac Mini. L'entreprise de Tim Cook promet à la fois de meilleures performances et une plus grande autonomie sur batterie.
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Apple annonce trois premiers Mac dotés de sa puce M1 conçue en interne
La puce Apple M1. © Apple

La transition des ordinateurs Apple vers des processeurs sous architecture ARM conçus en interne se précise. L'entreprise a annoncé trois machines le 10 novembre au soir : un MacBook Air, un MacBook Pro avec un écran de 13 pouces et un Mac Mini. Elles sont dotées d'un nouveau processeur baptisé M1 et sont d'ores et déjà disponibles à la commande. Le prix du Mac Mini démarre à 799 euros, celui du MacBook Air à 1149 euros et celui du Pro à 1449 euros.

Apple promet une meilleure efficacité énergétique (et donc autonomie sur batterie), de meilleurs graphismes, des performances supérieures pour le machine learning ("15 fois plus rapide") et une sécurité renforcée. D'après l'entreprise, le nouveau MacBook Air aura une autonomie de 18 heures et le MacBook Pro tiendra 20 heures sans recharge. Outre la puce, ces appareils restent semblables aux modèles précédents. On note cependant la compatibilité avec l'USB 4.

Vers une harmonisation des écosystèmes iOS et macOS
Assez peu de détails ont été fournis sur le system-on-a-chip (SoC) lui-même. Apple indique qu'il est constitué de 16 milliards de transistors, que le CPU dispose de huit cœurs (quatre pour le calcul intense, quatre pour la basse consommation), et que le GPU a huit unités de calcul. L'entreprise avait annoncé en juin lors de la WWDC qu'elle table sur une période de deux ans pour effectuer la transition des processeurs Intel vers les siens. Elle semble bien partie pour tenir ce délai.
 


Son objectif est notamment d'harmoniser les architectures entre ses différents produits, de l'Apple Watch au MacBook en passant par les iPhone et iPad. Utiliser ses propres composants lui permet par ailleurs de mieux maîtriser ses coûts, ses délais de développements, et ses priorités en matière de fonctionnalités. Cela permettra aussi aux applications iOS de fonctionner sur les Macs, ce qui a le potentiel de considérablement renforcer cet écosystème qui reste minoritaire face à Windows (moins de 10% du marché).

MacOS 11, dont la sortie est prévue cette semaine, est d'ailleurs une pierre angulaire de cette stratégie. La transition impliquera en effet d'adapter toutes les applications Mac traditionnelles vers la nouvelle architecture, et dans l'intervalle de les émuler suffisamment bien pour ne pas rebutter les utilisateurs. Microsoft et Qualcomm s'y sont cassés les dents jusqu'à présent avec leurs efforts dans le cadre du programme Windows on Snapdragon, mais on gagera qu'Apple a mieux fait les choses.

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