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Apple encore copié ! Cette fois pour sa stratégie de puces maison...

A l’instar d’Apple, de plus en plus de constructeurs de smartphones envisagent de développer leurs propres processeurs, prévient TrendForce. Une démarche qui risque de pénaliser des fournisseurs comme Qualcomm, MediaTek ou Spreadtrum.  

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Apple encore copié ! Cette fois pour sa stratégie de puces maison...
Galaxy S6 de Samsung, motorisé par un processeur maison © Samsung
La recette d’intégration verticale d’Apple, qui crée ses propres processeurs au cœur de ses iPhone et iPad, fait des émules. Selon TrendForce, les constructeurs majeurs de smartphones vont être de plus en plus nombreux à développer leurs propres puces. De quoi pénaliser durement des fournisseurs comme l’américain Qualcomm, le taïwanais MediaTek ou le chinois Spreadtrum.
 
 
Samsung, Huawei, LG et bientôt Xiaomi sur la trace d'Apple
Le coréen Samsung, numéro un mondial des smartphones, a été le premier à suivre l’exemple d’Apple en intégrant dans certains de ses modèles son processeur d’application Exynos. Avec ses Galagy S6 et Galaxy Note 5, il a franchi une nouvelle étape dans l’intégration verticale en n’utilisant que ses propres circuits, alors qu’auparavant il les panachait avec ceux en provenance de Qualcomm, Intel ou Broadcom.
 
Le chinois Huawei, numéro trois mondial des smartphones, poursuit une stratégie similaire en s’appuyant sur des circuits développés par sa filiale dans les semi-conducteurs, HiSilicon Technologies. Il en va de même pour son compatriote ZTE avec sa filiale ZTE Microelectronics. Un autre chinois dans le Top 5 mondial, Xiaomi s'apprête à franchir le pas. En Corée du Sud, LG prépare sa deuxième génération de smartphone haut de gamme équipé d’un processeur maison.
 
Approche rentable à partir de 40-50 millions de Smartphones par an
Selon TrendForce, tous les constructeurs écoulant plus de 40-50 Smartphones par an, ont intérêt à développer leurs propres processeurs plutôt que de les acheter. Une démarche qui ne fait pas que réduire les coûts en gardant dans la poche la marge payée au fournisseur. La maîtrise du processeur au cœur du mobile garantit une meilleure intégration matérielle-logicielle et offre la possibilité de se différencier sur le marché. C’est la grande force d’Apple qui fait des iPhones les smartphones les plus performants du marché sans utiliser les composants électroniques (mémoire, écran…) nec plus ultra, estime le cabinet taïwanais.
 
Aujourd’hui, seul Apple applique l’intégration verticale jusqu’au bout sur la totalité de ses produits. Les autres constructeurs privilégient une stratégie mixte. En 2015, Samsung ne devrait embarquer son processeur Exynos que dans 20% de ses terminaux, estime TrendForce. L’intégration verticale sert de moyen de pression pour négocier des prix plus bas sur le marché. Un autre impact négatif sur les fournisseurs de puces mobiles.
 
TSMC, grand bénéficiaire
Les fondeurs de semi-conducteurs peuvent en revanche se frotter les mains. Car, à l’exception de Samsung, qui dispose de ses propres moyens de production, les constructeurs vont leur confier la fabrication de leurs puces. Le taïwanais TSMC devrait être le plus grand bénéficiaire, prévoit TrendForce, même si LG a choisi de produire son processeur par Intel.

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