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Apple, Microsoft, Google... Leurs nouvelles initiatives pour lutter contre la pandémie de Covid-19

Aux Etats-Unis, les grandes entreprises du secteur technologique poursuivent leurs efforts pour lutter contre la pandémie qui sévit actuellement dans le monde. Tour d’horizon des annonces de ces derniers jours.
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Apple, Microsoft, Google... Leurs nouvelles initiatives pour lutter contre la pandémie de Covid-19
Apple, Microsoft, Google... Leurs nouvelles initiatives pour lutter contre la pandémie de Covid-19 © Medicom

La mobilisation des entreprises pour lutter contre la pandémie de Covid-19 se poursuit. Si le secteur du calcul intensif met à profit ses outils, les GAFAM ne sont pas en reste. Après les premières annonces de moyens mis à disposition pour accélérer la recherche, faciliter les communications à distance et améliorer la transmission des informations officielles, les efforts se poursuivent. Tim Cook, le dirigeant d'Apple, a ainsi annoncé le 21 mars que son entreprise va "aider à l'approvisionnement des soigneurs qui luttent contre le Covid-19". La société va donner "des millions de masques aux professionnels de santé aux Etats-Unis et en Europe".

 

 

Le patron d’Apple ne précise pas les modalités de la production, mais selon les déclarations de Mike Pence, le vice-président américain, ce sont 2 millions de masques de type N95 qui devraient être fournis. Vendredi 20 mars, le CEO du fabricant d'électronique Razer avait annoncé qu'il convertirait ses usines pour produire jusqu'à un million de masques.

 

 

Microsoft mobilise ses logiciels

Dans un message posté sur LinkedIn, Satya Nadella, CEO de Microsoft, résume le rôle que doit jouer son entreprise "en tant que fournisseur de plates-formes et d’outils qui permet de relier les points, de réunir un écosystème de partenaires et de permettre aux organisations de toutes tailles de créer la capacité numérique nécessaire pour relever ces défis". Le dirigeant cite quelques exemples très concrets de l’implication de son entreprise dans la modification des modes de travail qu’imposent aujourd’hui les mesures de confinement.

Il explique que sa suite logicielle Microsoft 365 est utilisée par les gouvernements en Italie, au Koweït, au Japon, en Norvège, en Espagne et en Suède afin de "coordonner leur réponse et […] tenir les citoyens informés". Dans le domaine de l'éducation, l’Université de Bologne, en Italie, a transféré "90% des cours en ligne pour ses 80 000 étudiants en 3 jours", tandis qu’au Japon, une école a organisé une remise de diplômes sur Minecraft "pour maintenir le sentiment de communauté et d'appartenance".

Outre sa plate-forme collaborative Teams, qui a vu une forte augmentation de son nombre d’utilisateurs suite à la pandémie, la société de Redmond met ses outils à disposition des milieux hospitaliers. Power Apps et Power BI sont utilisés dans certaines structures pour réaliser des inventaires (lits, matériels) et les partager avec les réseaux de santé locaux. Côté recherche, l’Université Johns Hopkins a créé un tableau de bord interactif pour visualiser et suivre les cas de Covid-19 en temps réel. "Toutes les données collectées sont disponibles sur GitHub, et la solution est hébergée par le logiciel de cartographie et d'analyse ArcGIS de notre partenaire Esri, sur Azure", explique Satya Nadella.

Certains projets sont menés avec le Center for Disease Control and Prevention (CDC), la principale agence de santé publique aux Etats-Unis. Blue Yonder (filiale de JDA Software) combine les données de santé publique pour ajuster les besoins en approvisionnement. Le CDC a également mis en ligne une plate-forme de diagnostic avec un chatbot élaboré par Microsoft qui permet d’évaluer "rapidement les symptômes et les facteurs de risque des personnes préoccupées" par une possible infection. Le chatbot, qui est également utilisé en Europe, suggère ensuite la meilleure conduite à adopter.

Microsoft veut également participer à la lutte contre les cyberattaques, particulièrement nombreuses dans ce contexte, au travers de sa suite Office 365 Advanced Threat Protection.

Google et Twitter luttent contre les fausses informations

Outre les cyberattaques, les fake news sont toujours d’actualité. Certains ont donc décider d’aller plus loin, à l’instar de Google qui a annoncé compiler sur une page dédiée les informations issues de sources jugées fiables. La première page liste les choses à savoir, comme les symptômes les plus courants, les bons gestes à adopter et une section très brève sur les traitements conseillés. La page renvoie vers des vidéos, des conseils plus détaillés dédiés aux personnes vulnérables, une carte mondiale de l’épidémie, des ressources pédagogiques ou encore des recettes de cuisine. Ce portail est uniquement disponible aux Etats-Unis. Google teste également un dispositif dans son moteur de recherche : une requête liée à la pandémie fait remonter des messages issus de comptes Twitter considérés comme fiables.

De son côté, Twitter a annoncé le 21 mars qu’il réservait ses badges pour certifier les comptes officiels et crédibles autour du coronavirus. Pour rappel, le badge bleu permet "d’assurer aux utilisateurs l’authenticité d'un compte d'intérêt public". Objectif : exclure de la liste des comptes certifiés mais qui ne fournissent pas des informations fiables, comme ceux de certaines personnalités, et extrêmement suivis. Par ailleurs, la plate-forme travaille avec les autorités sanitaires mondiales, nationales et les établissements universitaires pour identifier non seulement les comptes de ces organisations, mais aussi ceux des experts qui leur sont affiliés en vérifiant en autres les emails qui y sont associés et les biographies.

Une information plus légère mais qui rassurera les abonnés Netflix. La plate-forme américaine a annoncé le 20 mars la création d’un fonds de 100 millions de dollars pour soutenir ses collaborateurs pendant la pandémie. La société veut encourager la création de contenus mais aussi soutenir les employés "les plus touchés", comme ceux qui travaillent pour les programmes originaux Netflix, désormais en suspens. La société dirigée par Reed Hastings va également dédier 15 millions de dollars à des organisations à but non lucratif spécialisées dans le secours aux personnes.

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