Après l'Union européenne, l'Australie s'inquiète du rachat de Fitbit par Google

Dans un avis préliminaire, l'autorité de la concurrence australienne émet des réserves sur le rachat de Fitbit par Google. Le gendarme australien craint que Google ait trop de données sur les personnes et que cela affecte la concurrence sur les marchés de la santé et de la publicité en ligne. Un comité européen avait aussi émis des réserves en février dernier.

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Après l'Union européenne, l'Australie s'inquiète du rachat de Fitbit par Google

L'autorité de la concurrence australienne, l'Australian Competition and Consumer Commission (ACCC), émet quelques inquiétudes à propos du rachat du rachat de Fitbit par Google. Le géant américain a annoncé en novembre 2019 s'emparer du spécialiste des montre connectées Fitbit pour 2,1 milliards de dollars. Un rachat scruté de près par bon nombre d'autorités nationales de la concurrence qui craignent des pratiques abusives vis-à-vis des données de santé.

Craintes au niveau de la publicité
Alphabet, la maison-mère de Google, était déjà en désaccord avec l'autorité australienne à propos de la façon dont les sociétés de l'internet utilisent les informations personnelles, rappelle Reuters. Toutefois, la décision préliminaire rendue jeudi 18 juin 2020 concerne uniquement le rachat de Fitbit. L'ACCC craint notamment que Google ait trop de données sur les personnes et que cela affecte la compétition sur les marchés de la santé et de la publicité en ligne, relate l'agence de presse.

"Le rachat de Fitbit permettra à Google de construire un ensemble de données utilisateurs encore plus complet, de consolider plus encore sa position et de freiner l'arrivée de concurrents potentiels, a déclaré le président de l'ACCC Rod Sims. Les données utilisateurs auxquelles Google peut accéder lui confère une valeur tellement importante vis-à-vis des annonceurs qu'il n'est confronté qu'à une concurrence limitée."

Un comité européen a émis des réserves
L'autorité, qui rendra sa décision finale le 13 août, n'a pas le pouvoir de bloquer une transaction en dehors de l'Australie. Mais peut-être que d'autres autorités de la concurrence émettront des réserves sur ce rachat. Le Comité européen de la protection des données (EDPB), l'autorité en charge de conseiller la Commission européenne pour s’assurer de la bonne application du RGPD, a fait part de ses propres craintes en février dernier. Mais cette décision n'est nullement contraignante pour la Commission européenne.

Aux Etats-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) a aussi décidé de mener l’enquête. Une démarche qui a poussé la firme de Mountain View à déclarer qu’elle n'utiliserait pas ces données "à des fins publicitaires". Une annonce qui est loin d'apporter des gages de confiance suffisants.

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