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Après la chirurgie du cerveau, le robot de Medtech s'attaque au mal de dos

Le fabricant français de robots d'assistance chirurgicale Medtech lance un nouveau robot, Rosa Spine, destiné à la chirurgie mini-invasive de la colonne vertébrale. Un marché énorme, notamment aux Etats-Unis, assure-t-il.
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Après la chirurgie du cerveau, le robot de Medtech s'attaque au mal de dos
Après la chirurgie du cerveau, le robot de Medtech s'attaque au mal de dos © Pascal Guittet

En 2012, son fondateur avait été sacré "quatrième entrepreneur high-tech le plus révolutionnaire au monde" par une revue canadienne. A l’occasion du congrès Eurospine, qui rassemble à Lyon du 1er au 3 octobre industriels et chirurgiens de toute l'Europe, le fabricant français de robots d'assistance chirurgicale, Medtech, vient d’annoncer le lancement de son nouveau robot, Rosa Spine, destiné à la chirurgie mini-invasive de la colonne vertébrale. Une étape clé pour cette PME montpelliéraine qui s’était introduite en Bourse il y a un an, levant vingt millions d’euros. Ces fonds lui avaient permis de recruter, passant à une trentaine de salariés dont huit au sein de sa filiale américaine. Depuis, les ventes se sont accélérées aux Etats-Unis et au Canada, où elle a réalisé 59% de son chiffre d'affaires (clos au 30 juin) de 2,5 millions d’euros. Elle y a vendu trois robots au dernier trimestre.

En concurrence avec le leader israélien Mazor

Après le lancement en 2009 de Rosa, son robot chirurgical à guidage laser qui assiste le bras du neurochirurgien dans de délicates opérations du cerveau, la commercialisation de Rosa Spine – cette année en Europe et l’an prochain aux Etats-Unis – devrait être un relais de croissance considérable pour Medtech. "Le marché de la chirurgie de la colonne vertébrale est extrêmement important, notamment aux Etats-Unis où le mal de dos est l'une des conséquences de l’obésité sédentaire", explique Bertin Nahum, le PDG de l’entreprise. Avec ces deux indications, c’est un marché de 2,5 milliards d'euros qui lui ouvrirait les bras. Medtech espère atteindre d’ici 2017 une vingtaine de millions d’euros de chiffre d'affaires et l’équilibre financier. Mais elle devra faire face à un concurrent de poids en chirurgie de la colonne vertébrale : l’israélien Mazor, coté au Nasdaq, à la capitalisation boursière près de cinq fois plus grande et aux investissements colossaux. "Nous prenons cela comme un élément positif : il ouvre le marché. Et nous sommes convaincus que nous avons des avantages compétitifs", assure Bertin Nahum.

Gaëlle Fleitour

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

likeal
16/10/2014 16h08 - likeal

Un lit de 210 voire plus est à envisager avant le scalpel, mais aussi maigrir et bouger pour lutter contre "l'obésité sédentaire"... Perso, avant de subir une 'chirurgie mini-invasive de la colonne vertébrale' je dormirais dans un lit long... pour voir.

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