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Après les Etats-Unis et Taïwan, Sigfox lance sa première "hacking house" française à Paris

Sigfox lance ce lundi 17 juin 2019 sa première "hacking house" de l'Hexagone. Le principe : confier aux participants, étudiants ou entrepreneurs, le développement de solutions IoT pour résoudre des problèmes rencontrés par des entreprises dans leurs projets. Une politique éducative, qui devrait mécaniquement faire les affaires du fleuron français de l'IoT à l'avenir.
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Après les Etats-Unis et Taïwan, Sigfox lance sa première hacking house française à Paris
La "hacking house" de Sigfox à Chicago est notamment spécialisée dans le retail et la logistique. © Sigfox

"C’est un lieu où les idées se transforment en véritables solutions IoT, en seulement trois mois." Raouti Chehih, directeur du département adoption et évangélisation technologique de Sigfox, croit fort au potentiel des "hacking houses" que l’opérateur de télécommunications toulousain cherche à ouvrir un peu partout dans le monde. Le premier établissement français ouvre rue de Wagram, à Paris, ce lundi 17 juin 2019. Avec un objectif en tête : que les futurs participants, triés sur le volet, développent des solutions viables économiquement pour répondre aux problématiques des entreprises en matière d’IoT.

 

ENTRE L’INCUBATEUR ET LA FORMATION

Sigfox, qui veut connecter un milliard d’objets connectés à son réseau d’ici à 2023, voit ces établissements comme un moyen de détecter les talents. "Cette initiative est cruciale en matière d’apprentissage : on constate que la dynamique dans le secteur de l’IoT est actuellement équivalente à celle du boom de l’Internet vers 1995", explique à L’Usine Digitale Raouti Chehih. A la croisée du centre de formation et de l’incubateur de start-up, chaque "hacking house" permet à une vingtaine de projets de voir le jour tous les ans. "Une entreprise nous contacte en cas de problème dans le développement d’un projet. Etudiants et entrepreneurs postulent en parallèle, et nous sélectionnons les profils adéquats pour y répondre", détaille-t-il.

 

L’objectif de Sigfox est clair : atteindre le stade de l’industrialisation dans 90 % des cas... pour faire croître le recours à son réseau. "Pour renforcer l’adoption de l’IoT, il faut développer l’offre de solutions disponibles sur le marché. A Taïwan, où une hacking house a ouvert en mars dernier, trois projets sur quatre ont ainsi débouché sur la création de start-up", se réjouit son directeur de l’adoption et de l’évangélisation technologique. C’est le cas d’une équipe espagnole, qui est parvenue à solutionner le problème que rencontrait Abu Dhabi. La capitale émiratie, qui lutte contre une épidémie qui ravage ses palmiers, pourra désormais suivre l’état de ceux-ci en temps réel grâce à des capteurs.

 

Le schéma type des étapes d'un projet accompagné par une "hacking house" de Sigfox

 

VERS UNE CINQUANTAINE DE "HACKING HOUSES"

Le fleuron français de l’IoT peut compter sur un partenariat avec près de 400 universités au niveau mondial. Une source de talents inépuisable, qui répondra aux projets en souffrance des entreprises. Ces dernières bénéficieront de l’expertise Sigfox pour déterminer la faisabilité d’un projet sans débourser un centime. Pour elles, le recours à la "hacking house" sera néanmoins payant. "Avec des tarifs évolutifs en fonction du niveau de complexité du projet. Cela dit, il ne s'agit pas d'en faire une activité lucrative, assure Raouti Chehih. Les étudiants seront notamment rémunérés."

 

Le programme a démarré en juillet 2018 avec l’ouverture d’une "hacking house" à San Francisco (Etats-Unis), depuis transférée à Chicago, où les secteurs du retail et de la logistique sont très dynamiques. "En ouvrir une à Paris est naturel : Sigfox est une entreprise française, et nous en ferons une vitrine du programme au niveau mondial", indique Raouti Chehih. La structure servira de showroom en vue de futures ouvertures en franchise à l’international. Une "cinquantaine" d’établissements doit ouvrir d’ici à 2022 – des pourparlers sont en cours en Irlande, en Afrique du Sud, en Corée ou encore en Chine. A terme, ceux-ci devraient former 8 000 personnes tous les ans. De quoi renforcer le secteur… par la conversion de ces 2 000 futurs projets annuels en start-up.

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