Après les ruches, les dirigeables, Amazon réfléchit au stockage subaquatique pour sa logistique

Les ingénieurs d'Amazon planchent depuis des années sur des systèmes de livraison révolutionnaires pour abaisser drastiquement les coûts d'expédition de l'entreprise. Une inventivité sans limite qui se traduit par des dépôts de demandes de brevets incessants, parfois pour des concepts étranges. Le dernier en date concerne un système de stockage automatisé de colis… sous l'eau.

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Après les ruches, les dirigeables, Amazon réfléchit au stockage subaquatique pour sa logistique

Amazon doit impérativement abaisser ses coûts de livraison, sous peine de ne jamais rentabiliser son activité e-commerce. Ses revenus n'augmentent pas assez vite pour compenser la hausse vertigineuse des coûts de livraison (multipliés par 22 entre 2006 et 2017, pour atteindre plus de 7 milliards de dollars selon Statista). Certes, cet enjeu passe au second plan depuis que l'activité cloud explose les compteurs, mais le géant américain ne perd pas de vue son objectif initial, lié à son cœur de métier historique. Ses équipes de R&D multiplient les dépôts de demandes de brevets pour des projets futuristes liés à la logistique et à la livraison.

deepwater horizon

Après avoir imaginé des entrepôts dans les airs ou sur terre (des sortes de ruches de drones), la firme de Jeff Bezos rêve de solutions souterraines. Ou plus précisément subaquatiques, puisque son brevet décrit un système de stockage de marchandises dans d'immenses bassins, naturels ou pas. De grandes capsules contenant des marchandises être stockées en profondeur. Chaque conteneur se verrait attribuer une signature sonore, permettant de les "rappeler" à la surface par un signal acoustique. Des ballons se gonfleraient alors pour remonter le bon conteneur à la surface… Amazon voit dans ce système un moyen de transporter des charges extrêmement lourdes plus facilement que dans un hangar classique.

optimiser la consommation d'espace

Amazon imagine décliner cette technologie dans des hangars souterrains, dans des lacs voire même dans la mer. Des navires et avions pourraient alors larguer des conteneurs qui seraient conduits de façon autonome vers la zone de stockage… Une façon de créer des relais logistiques locaux sans devoir construire de immenses hangars où les allers-retours (d'hommes mais surtout de robots) sont incessants. Pas besoin non plus dans ce cas de figure de s'équiper de coûteuses machines de manutention. Bien sûr, beaucoup de technologies pour mettre en œuvre cette vision ne sont pas encore disponibles mais Amazon prouve qu'il ne néglige aucune possibilité (même la plus farfelue, en apparence) pour optimiser son système de logistique.

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