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Arnaud Montebourg, premier ministre du Numérique de plein exercice

Ce 2 avril, Arnaud Montebourg a obtenu une promotion. Il est devenu ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique. La communauté des start-upers regrette le départ de Fleur Pellerin qui avait en charge l'Economie numérique jusqu'alors. Pourtant le ministre du Redressement productif, plus audible, a déjà démontré sa capacité de travail et son appétence pour le numérique.
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Arnaud Montebourg, premier ministre du Numérique de plein exercice
Arnaud Montebourg, premier ministre du Numérique de plein exercice © Nicolas Baudinet - L'Usine Nouvelle

Ça y est, la révolution numérique a atteint le plus haut sommet de l'Etat. Arnaud Montebourg a en effet été nommé ce mardi 2 avril à la tête du ministère de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique du gouvernement Valls. C'est la première fois de l'histoire que le mot "numérique" apparait dans le titre d'un ministre de plein exercice.

Sur les réseaux sociaux, les acteurs du numérique pleurent Fleur Pellerin à l'aide du hashtag #keepfleur, mais celle-ci n'était "que" ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique. Alors si Carlos Diaz, l'instigateur du mouvement des Pigeons, a des doutes…


… laissons à Arnaud Montebourg le bénéfice de ce doute. Le ministre a les atouts pour réussir sa mission à la tête du numérique français pour trois raisons :

1 – Son poids politique

L'envergure politique du député de Saône-et-Loire est incontestable. Sa 3e place à la primaire socialiste de 2011 l'a posé là. L'espace qu'il a occupé dans le paysage politique français depuis l'a confirmé : sa voix porte. Sa promotion à la tête d'un super ministère de l'Economie ne fera que l'amplifier. Celle de Fleur Pellerin était certes entendue des acteurs du numérique mais ne sortait pas de ces cercles, noyée dans le brouhaha d'un Bercy septicéphal. Arnaud Montebourg saura ériger le numérique en grande cause nationale, comme il a su le faire pour l'industrie depuis deux ans.

Le numérique au gouvernement à travers les âges

Nathalie Kosciusko-Morizet fut la première à voir apparaitre le terme dans un titre gouvernemental. La candidate malheureuse à la mairie de Paris fut secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’Économie numérique du 15 janvier 2009 au 13 novembre 2010. Puis ce fut Eric Besson qui fut ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique auprès de la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de l'époque : Christine Lagarde. Depuis l'élection de François Hollande, Fleur Pellerin était ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique. Mais jamais le mot "numérique" n'était apparu dans le titre d'un portefeuille avant qu'Arnaud Montebourg ne soit nommé ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique.

2 – Son travail

J'étais, comme les patrons, plutôt perplexe après l'avoir regardé six mois s'agiter sur des causes perdues à l'automne 2012. Mais deux ans plus tard, force est de reconnaitre que son volontarisme fait du bien à l'industrie française.

S'il met autant d'énergie à défendre le French Tech qu'il en a mis dans ses combats pour les usines – et nul doute qu'il le fera – le numérique français ne pourra s'en porter que mieux. En tant que ministre de tutelle de Fleur Pellerin, Arnaud Montebourg avait déjà un œil sur le numérique. Il était d'ailleurs du voyage présidentiel à San Francisco en février dernier. Il avait même discuté des 34 plans de la nouvelle France industrielle avec Eric Schmidt, le président de Google nous avait-il dit à l'occasion de ce voyage dans la Silicon Valley.

3 – Sa conviction que le numérique est partout

Voiture autonome, objets connectés, cybersécurité, hôpital numérique, e-éducation… nombre de ces 34 plans montrent que le numérique fait déjà partie de son vocabulaire.

Désormais, son combat pour l'industrie et le made in France sera aussi numérique. Chaque semaine dans le magazine L'Usine Nouvelle et chaque jour sur L'Usine Digitale, nous montrons que le numérique est un levier de croissance majeur, y compris pour la "vieille" industrie. Le premier ministre du Numérique de l'histoire a toutes les cartes en mains pour se saisir de ces enjeux capitaux pour le Redressement productif du pays.

Charles Foucault

 

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