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Astanor Ventures lève 275 millions d'euros pour financer les start-up foodtech et agtech européennes

Levée de fonds Deux ans après son lancement, le fonds belge Astanor Ventures annonce la clôture de son fonds d'investissement à 275 millions d'euros. La société souhaite investir dans des start-up agtech et foodtech en Europe et en Amérique du Nord, qui développent des solutions innovantes pour rompre avec le système agricole et alimentaire actuels.
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Astanor Ventures lève 275 millions d'euros pour financer les start-up foodtech et agtech européennes
Astanor Ventures lève 275 millions d'euros pour financer les start-up foodtech et agtech européennes © Ÿnsect/Facebook

Le fonds d'investissements belge Astanor Ventures vient de boucler un financement de 275 millions d'euros, "bien au-delà de la cible initiale", révèle L'Echo.

Provoquer une révolution
L'objectif est d'investir dans une vingtaine de start-up agtech et foodtech en Europe et en Amérique du Nord, pour "provoquer une révolution dans l'alimentation et l'agriculture", a précisé Eric Archambeau, co-fondateur d'Astanor et ancien de Balderton Capital, auprès de Techcrunch.

Astanor promet que tous les investissements s'inscriront dans les objectifs de développement durable (ODD) soutenus par les Nations Unis, adoptés par la communauté internationale en 2015 pour lutter contre la pauvreté, protéger l'environnement et assurer la prospérité pour tous d'ici 2030.

Des investissements dans plus de 20 start-up
Depuis sa création en 2017, Astanor a investi dans plus de 20 start-up européennes et américaines qui travaillent pour accélérer l'agriculture régénérative (mode holistique de gestion des terres), innover dans les techniques de production alimentaire et l'agriculture, ainsi que promouvoir la culture alimentaire.

Astanor a investi dans Ynsect, la pépite française du Next40 qui élève des insectes pour les transformer en ingrédients protéinés destinés aux animaux de compagnies, à l'aquaculture et aux plantes. Le fonds belge compte également dans son portefeuille l'entreprise française La Ruche qui dit Oui, qui propose des produits frais et locaux en circuit court.

En dehors de l'Hexagone, on peut citer Infarm, une société berlinoise qui développe une nouvelle génération de ferme connectée et Notpla, une jeune pousse britannique qui développe une alternative au plastique à partir d'algues. Astanor a également apporté des fonds à l'entreprise californienne Apeel, spécialisée dans la réduction des déchets alimentaires, qui a créé une protection végétale pour les fruits et légumes frais.

Le Covid-19 a montré les faiblesses de notre système alimentaire
Au sein de son réseau, Astanor compte des entrepreneurs, des investisseurs, des agriculteurs, des chefs cuisiniers, des décideurs politiques et des scientifiques spécialisés dans l'agriculture et l'alimentation. Son but est "d'aider à construire un système alimentaire à la fois nutritif, sûr, autorégénératif, mais aussi possible de porter à grande échelle", explique l'entreprise belge qui estime que le Covid-19 a montré les faiblesses de notre système alimentaire.

Pour rappel, l'industrie (en particulier le secteur de la production d'énergie) et l'agriculture puisent à elles seules 88 % des ressources mondiales en eau douce, d'après le rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau. De plus, 4,5 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine humaine proviennent des chaines d'approvisionnement de l'élevage. Cela représente 7,1 gigatonnes d'équivalent CO2 par an, d'après les chiffres de l'Organisation des Nations-Unis pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Mais, au-delà de l'aspect environnement, l'agtech et la foodtech sont des marchés fleurissants. A titre d'exemple, le cabinet A.T. Kearney estime qu'en 2040, 35 % de la viande consommée dans le monde proviendra de la viande cultivée, et 25 % des substituts végétaux de seconde génération, type Beyond Meat ou Impossible Foods.

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