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AT&T se retire des discussions sur Telecom Italia

Le géant américain des télécoms a annoncé hier qu'il renonçait à négocier l'acquisition d'une participation majoritaire dans Olimpia, la holding de contrôle de Telecom Italia.
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Coup de théâtre dans le dossier Telecom Italia. Dans un communiqué, AT&T a annoncé lundi avoir mis fin aux discussions visant à acquérir un tiers d'Olimpia et avoir « décidé de ne pas donner suite au dossier ».

Le géant américain et l'opérateur mobile mexicain America Movil, avaient engagé depuis le 1er avril des négociations exclusives avec Pirelli pour prendre une participation majoritaire dans Olimpia, qui détient 18% du principal opérateur télécoms italien.

Dans un communiqué, Pirelli a indiqué qu'AT&T s'était retiré en raison « de possibles difficultés en matière réglementaire ». Pirelli a aussi fait savoir qu'il évaluerait toutes les options pour maximaliser la valeur de sa participation dans Olimpia et que celle-ci continuerait à exercer tous ses droits et obligations en tant qu'actionnaire de Telecom Italia.

America Movil a de son côté fait savoir qu'il analysait les options possibles. Un porte-parole a précisé à Reuters qu'il pourrait chercher d'autres partenaires ou bien se retirer également des discussions sur Telecom Italia.

La perspective du passage de Telecom Italia, entreprise emblématique, entre des mains américaines et mexicaines a suscité des inquiétudes au sein du gouvernement italien de centre-gauche.

UNE ASSEMBLEE GENERALE HOULEUSE

Le président du conseil Romano Prodi a déclaré samedi qu'il serait heureux de voir des investisseurs italiens candidats au rachat. Lundi, lors d'une visite à Tokyo, il s'est cette fois refusé à tout commentaire, estimant qu'il fallait s'en remettre aux lois du marché.

Intesa SanPaolo, la plus grande banque de détail italienne, avait engagé des discussions avec AT&T et America Movil sur un partage en trois d'Olimpia. Mais, selon des sources proches du dossier, les négociations ont achoppé sur des questions de gouvernance.

Lors d'une présentation à des analystes, l'administrateur délégué d'Intesa Sanpaolo, Corrado Passera, a assuré qu'il pourrait acquérir une part dans Telecom Italia, comme le géant bancaire l'a déjà fait par le passé dans d'autres groupes industriels de la Péninsule.

Selon des informations de presse, la puissante banque d'investissement Mediobanca a aussi travaillé à une solution qui permettrait de maintenir Telecom Italia sous contrôle italien.

L'espagnol Telefonica a été régulièrement cité parmi les prétendants depuis l'apparition dans le dossier Telecom Italia de Carlos Slim, son grand rival en Amérique latine.

D'après l'édition de fin de semaine du Times, France Télécom pourrait avoir engagé Morgan Stanley pour le conseiller sur une contre-offre sur Telecom Italia .

Dans ce contexte, l'assemblée générale de Telecom Italia a été houleuse lundi. Beppe Grillo, comédien et comique rodé à la critique des élites, a pris la défense des petits actionnaires et réclamé la démission des dirigeants de l'opérateur télécoms.

Tandis que la police repoussait une manifestation devant le bâtiment, dans la banlieue de Milan, les actionnaires s'en sont pris à la direction, accusée d'être responsable de la chute du cours de Bourse de Telecom Italia.

L'action a cédé 1,93% lundi pour clôturer à 2,3390 euros, tandis que l'indice sectoriel des télécoms gagnait 0,73%.

Usinenouvelle.com avec Reuters
 

 
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