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Atos dévoile son nouveau supercalculateur exascale, le BullSequana XH3000

Atos présente le BullSequana XH3000, sa nouvelle génération de supercalculateur. Celui-ci pourra embarquer des CPU et GPU de dernière génération, grâce auxquels il pourra atteindre une vitesse de calcul allant jusqu'à l'exaflops : un milliard de milliards d'opérations par seconde.
mis à jour le 16 février 2022 à 15H00
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Atos dévoile son nouveau supercalculateur exascale, le BullSequana XH3000
Atos dévoile son nouveau supercalculateur exascale, le BullSequana XH3000 © Atos

Atos a dévoilé mercredi 16 février 2022 son nouveau supercalculateur, le BullSequana XH3000. Pensé pour atteindre l'exaflops, il est conçu et fabriqué dans l'usine d'Atos à Angers et sera disponible à partir du quatrième trimestre 2022.

Jusqu'à 1 milliard de milliards d'opérations par seconde
Atos le présente comme un supercalculateur de "classe exascale", ce par quoi il entend qu'il peut atteindre une vitesse de calcul allant jusqu’à 1 milliard de milliards d'opérations par seconde. Dans le détail, lorsque les composants de prochaine génération seront disponibles sur le marché, il disposera suivant les configurations d'une vitesse allant du petaflops à l'exaflops pour la simulation numérique et jusqu'à 10 exaflops pour les applications d'intelligence artificielle.

Pour parvenir à ces performances, cette plateforme de calcul hybride s'appuiera sur les CPU et GPU les plus récents d'AMD, Intel et Nvidia (Nvidia Grace, Intel 13e génération...). Elle pourra également embarquer le microprocesseur européen Rhea de SiPearl, fruit de European Processor Initiative (EPI). "Grâce à son architecture 'OpenSequana', [le BullSequana XH3000] sera entièrement compatible avec les futures lames de calcul et technologies d'interconnexion", ajoute Atos. L'entreprise française précise avoir pris en compte les enjeux autour de la consommation d'énergie dans la fabrication du BullSequana XH3000, qui comprend sa solution brevetée de refroidissement liquide.

Atos joue la carte de la souveraineté
Atos est loin d'être la seule entreprise à fournir des supercalculateurs (il doit faire face entre autres à HPE et Lenovo), mais a une carte à jouer alors que la demande ne cesse d'augmenter, notamment pour les applications liées à l'intelligence artificielle. Les grandes entreprises technologiques (Microsoft, Meta, Alphabet, Amazon...) en construisent régulièrement, mais ont tendance à gérer les projets elles-mêmes ou directement avec leurs fournisseurs, comme Nvidia.

Pour se différencier, Atos joue la carte de la souveraineté. Le Français promet de fournir à ses clients "les moyens d'exercer un plus grand contrôle sur les données qu'ils produisent et échangent". Un positionnement d'autant plus intéressant que les supercalculateurs ont des applications souvent critiques et stratégiques. Ils permettent de réaliser des simulations scientifiques à très grande échelle dans des secteurs comme la défense, les prévisions météorologiques et le changement climatique, la découverte de nouveaux médicaments ou encore la génomique. Ils sont aussi au cœur de l'innovation liée au deep learning en permettant d'entraîner des modèles de très grande taille.

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