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Atos, Sopra Steria, Idemia et Idakto ont été choisis pour le chantier de l'identité numérique

Atos, Sopra Steria, Idemia et Idakto ont été sélectionnés par le ministère de l'Intérieur pour développer le système de gestion de l'identité numérique du gouvernement. Atos remporte le lot le plus important car il sera chargé de la maintenance des applications permettant aux Français de s'identifier aux services publics via FranceConnect. En revanche, le lot sur la reconnaissance faciale n'a pas encore été attribué.
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Atos, Sopra Steria, Idemia et Idakto ont été choisis pour le chantier de l'identité numérique
Atos, Sopra Steria, Idemia et Idakto ont été choisis pour le chantier de l'identité numérique © Idemia

Le ministère de l'Intérieur a sélectionné quatre entreprises pour gérer le développement et le maintien du futur système de gestion de l'identité numérique (SGIN) en coordination avec l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Il s'agit d'Atos, de Sopra Steria et d'un groupement composé d'Idemia et d'Idakto, rapporte le média Acteurs publics. Le marché aurait été attribué le 10 mai dernier.

Atos chargé du développement des applications
Sopra Steria a remporté le lot relatif aux prestations d'assistance dans le pilotage des différents lots par la direction de programme sur les questions d'architecture technique, de sécurité, de qualité de l'expérience utilisateur et de la mise en œuvre des méthodes agiles dans la conduite de projets. De son côté, Atos sera chargé du développement et de la maintenance du SGIN et des applications qui permettront aux Français de s'identifier aux services en public via le portail FranceConnect.

Le groupement Idemia/Idakto devra mettre à disposition le logiciel permettant de lire les informations des titres d'identité électroniques sur lesquelles se fonde l'identité numérique, tels que les nouvelles cartes d'identités électroniques, les titres de séjour ou encore les passeports.

Les entreprises boudent la reconnaissance faciale
Le troisième lot du marché relatif à la vérification d'identité à distance par reconnaissance faciale n'a pas encore été attribué. Ce volet de l'identité numérique a provoqué une levée de boucliers. Pour rappel, c'est l'application "Alicem"  qui doit permettre à chaque citoyen de prouver son identité sur Internet de manière sécurisée à l'aide de son smartphone et de son passeport ou de sa carte d'identité.

En pratique, l'utilisateur doit s'inscrire depuis son smartphone avec son titre d'identité dont la puce est lue sans contact grâce à la technologie NFC (communication en champ proche). Son authenticité et sa validité sont vérifiées auprès des services de l’État. Grâce à une technologie de reconnaissance faciale, l’utilisateur prouve qu’il est le titulaire légitime du titre d’identité. A l'issue de cette phase, l'utilisateur peut accéder à l'ensemble des services de FranceConnect.

A la suite d'un recours déposé par l'association La Quadrature du Net, le Conseil d'Etat avait rendu une décision le 4 novembre 2020 dans laquelle il avait validé l'application Alicem. Celle-ci est toujours en phase de test. La date de son lancement officiel n'a pas été dévoilée.

La Place Beauvau veut favoriser l'identification en face à face 
Mais le ministère de l'Intérieur souhaiterait désormais "éviter d'y recourir au maximum" pour se concentrer sur la délivrance des nouvelles cartes d'identité électroniques cet été et ainsi authentifier les personnes en face à face. Les personnes pourront ainsi accéder aux services publics de leurs choix grâce à un code PIN à six chiffres remis lors de la délivrance du titre d'identité.

Le système de gestion de l'identité numérique permettra aux citoyens de s'authentifier aux services en ligne qui, de part leur nature, exigent un niveau "élevé" de sécurité, tels que le dépôt d'une plainte ou l'accès au dossier médical partagé (DMP). Ce dispositif est prévu dans le règlement européen eIDAS du 23 juillet 2014. 

Ce texte prévoit trois niveaux de sécurité : faible, substantiel et élevé. Le niveau "faible" correspond à une présomption d'identité pour laquelle un identifiant et un mot de passe suffisent. C'est le cas de la plupart des sites web. Le niveau "substantiel" nécessite de vérifier l'identité de la personne. Et le niveau "élevé" nécessite le recours à des données biométriques pour déverrouiller le portail d'identification. 

La Poste a été le premier groupe en France à décrocher le niveau de sécurité "substantiel" pour son service d'identité numérique. Il permet d'accéder à des services postaux en ligne, tels que l'envoi et la réception d'une lettre recommandée électronique. 

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