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Attentat de Nice : Twitter, Facebook et Google mobilisés, l'appli SAIP de l'Etat défaillante

[ACTUALISE] Une nouvelle fois lors d'événements tragiques, les réseaux sociaux se sont montrés plus réactifs que les outils d'information officiels des autorités. Facebook a déclenché son Safety Check quelques minutes après l'attentat de Nice, tandis que l'application SAIP du gouvernement a mis deux heures avant d'alerter la population.
mis à jour le 18 juillet 2016 à 08H02
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Attentat de Nice : Twitter, Facebook et Google mobilisés, l'appli SAIP de l'Etat défaillante
Attentat de Nice : Twitter, Facebook et Google mobilisés, l'appli SAIP de l'Etat défaillante © Facebook

Cela devient une tragique routine. A chaque tuerie de masse, Twitter est le lieu où s'organise la solidarité immédiate (ce 14 juillet, avec le hashtag #PorteouverteNice) et Facebook l'endroit où l'on donne des nouvelles à ses proches.

 

Quelques dizaines de minutes après l'attentat de la promenade des Anglais, qui a fait 84 morts et 18 blessés graves (selon un bilan provisoire ce 15 juillet à 10 heures), Facebook a fait la preuve de sa réactivité et déclenché son "Safety Check", permettant à ses abonnés se trouvant sur les lieux du drame de rassurer leurs proches. C'est la deuxième fois que ce dispositif est activé en France, après les attentats du 13 novembre à Paris.

 

De son côté, Google a déployé des "cartes" au sein de l'environnement "Google Now" pour fournir des informations contextuelles aux habitants de la région de Nice, provenant notamment de la Préfecture de police.

 

Le géant américain annonce par ailleurs que les appels vocaux vers la France depuis les applications Hangout et Voice sont gratuits ce 15 juillet.

 

l'alerte "SAIP" trop tardive

Du côté des outils officiels, le ministère de l'Intérieur avait lancé début juin 2016, juste avant l'Euro de football, l'application mobile SAIP, "système d'alerte et d'information des populations." Une alternative aux communications téléphoniques, saturées en cas de crise majeure. L'initiative avait trouvé un certain écho : l'appli a été téléchargée plusieurs centaines de milliers de fois.

 

Mais l'outil a fait ce 14 juillet la preuve de son inefficacité. Selon les constations d'internautes, le message d'alerte a été envoyé plus de deux heures après l'attentat. Il est censé réagir dans le quart d'heure qui suit un événement. Ce raté risque d'entamer sa crédibilité auprès de la population.

 

intégrer facebook  et twitter au dispositif d'alerte officiel

C'est la Préfecture de la zone touchée qui est censée activer l'alerte. On peut imaginer que devant l'ampleur de l'évenement, ses services ont été débordés.

 

Il faudra cependant repenser la chaîne de communication en cas d'attentat. Peut-être le gouvernement pourrait-il sceller un accord avec les réseaux sociaux les plus utilisés, comme il l'a fait pour les alertes enlèvement avec Facebook dès 2011 ? D'autant plus que le compte Twitter du ministère de l'Intérieur, du Préfet des Alpes-Maritimes et de la Police nationale se sont révélés réactifs et utiles toute la nuit.

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