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Au-delà du cloud, Box veut accompagner le transformation digitale des entreprises

À l’occasion de sa conférence annuelle Boxworks à San Francisco, Box a dévoilé une stratégie bien plus ambitieuse que le seul partage de fichiers dans le cloud. Cette société méconnue du secteur veut accompagner la transformation digitale des entreprises. API ouvertes, graphe, deep learning et plate-forme à l’appui.
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Au-delà du cloud, Box veut accompagner le transformation digitale des entreprises
Au-delà du cloud, Box veut accompagner le transformation digitale des entreprises © JoshuaDavisPhotography - Flickr - C.C.

C’est tout l’arsenal des outils de l’économie digitale que Box veut désormais proposer à ses entreprises clientes pour leur transformation digitale. À commencer par le cloud. Jusqu’à hier, on pouvait décrire Box comme un DropBox de l’entreprise, une infrastructure de partage de documents dans le cloud. Mais cette activité laissait craindre le pire pour la jeune pousse, confrontée à un environnement concurrentiel constitué des plus grands du numérique (Google, Amazon, Apple, etc.).

A l’occasion de son événement annuel, l’éditeur, qui aura 10 ans en octobre, a dévoilé une plate-forme bien plus ambitieuse. Pour accompagner les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur, il propose un environnement de travail collaboratif qui s’appuie sur le cloud bien sûr, mais aussi une plate-forme et des API ouvertes, des graphes, du deep learning. Avec ces technologies propres au digital, Box veut proposer aux entreprises une informatique qui réponde à la transformation des process - et pourquoi pas des ERP et autres PLM - à l’ère du numérique.

99% du Fortune 500 comme clients

Il a, par exemple, présenté son workflow, qui permet une gestion documentaire collaborative directement dans le cloud. Une application connue de longue date, mais à laquelle il ajoute des outils basés entre autres sur le deep learning (il a récemment acquis DLoop, start-up spécialisée dans le domaine). Ils analysent les documents pour trouver d’éventuelles corrélations entre eux. De quoi, pour n’importe quelle entreprise, constituer un graphe documentaire complet - à l’instar de ceux des Google ou Facebook - dans lequel il est possible de naviguer, de trouver, de comparer, d’anticiper, de modéliser.

Et sur cette base, il a pu définir des offres verticales pour des secteurs comme la santé, l’audiovisuel ou les biens de consommation, par exemple, avec des typologies de métadonnées et des workflows adaptés. Le californien compte déjà de grands industriels comme GE, Toyota ou Schneider dans sa clientèle. "99 % du Fortune 500 font partie de nos clients. Si Microsoft signait, nous aurions 100 %," plaisante Aaron Levie, le jeune CEO-fondateur hyperactif de Box.

Entrer en Bourse ou se faire croquer

En répondant à une forte demande des entreprises de disposer d’outils pour leur transformation numérique, Box pourrait bousculer violemment le marché du cloud, s’il n’est pas mangé par un de ses concurrents. Mais il lui faut pour cela investir dans le lourd développement de ses services, dans de futures infrastructures de datacenters - le prochain devrait ouvrir aux Pays-Bas fin 2015 - et dans l’acquisition de clients payants.

Or, si son modèle SaaS lui assure des revenus récurrents, ceux-ci ne lui permettent pas encore de sortir des pertes qu’il accumule depuis sa création (chiffre d'affaires de 124 millions de dollars et des pertes s'élevant à 168 millions de dollars). Pour financer son développement au cœur d’une compétition de géants - Google, Apple et Amazon, on peut désormais ajouter Salesforce, IBM ou SAP - Box lève très régulièrement des fonds (encore 150 millions de dollars en juillet). Et malgré un faux départ au printemps, quand le marché américain a vu plonger les valeurs du cloud, il compte aussi toujours entrer en bourse prochainement.

Emmanuelle Delsol, à San Francisco

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