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Au FIC, Le Drian soigne sa cyberdéfense

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Au FIC, le ministre de la Défense s’est imposé comme le patron de la cybersécurité en France au détriment du ministre de l’Intérieur. Jean-Yves Le Drian a donné les grandes lignes de son futur "plan Défense Cyber" soutenu par un milliard d’euros.

Au FIC, Le Drian soigne sa cyberdéfense
Au FIC, Le Drian soigne sa cyberdéfense © service plus

Valls : 0 - Le Drian 1… milliard d’euros. Au Forum international de la cybersécurité (FIC) qui se tient à Lille les 21 et 22 janvier, il n’y pas eu de match entre les deux membres du gouvernement en ce qui concerne les investissements consacrés à cette nouvelle priorité inscrite dans le Livre blanc de la Défense et de la Sécurité nationale. Si le ministre de l’Intérieur s’est contenté de faire de la figuration, mardi, en ouverture du salon, son homologue de la Défense qui assurait le discours de clôture de la première journée, s’est imposé comme le grand patron de la cybersécurité en France.

Il a esquissé les grandes lignes d’un futur "plan Défense Cyber" qui bénéficiera d’un budget d’un milliard d’euros. Gare toutefois à l’effet d’optique, cette somme est à dépenser sur toute la période de la LPM (loi de programmation militaire) qui court jusqu’en 2019. Le ministre a justifié cet investissement par la nécessité de se protéger de nouvelles attaques susceptibles de frapper les intérêts vitaux du pays. "Ce qui est désormais en jeu, c’est la capacité de contrôle, de paralysie à distance, ou bien de destruction d’infrastructures vitales pour notre pays. (…). Devant des menaces majeures, qui peuvent aller jusqu’à de véritables actes de guerre, militaires ou non directement militaires, il y a un enjeu de premier ordre pour la défense, la souveraineté, la sécurité de notre Nation".

Renforcer les armées en opérations

Pour y faire face, Jean-Yves Le Drian entend donc imprimer une nouvelle dynamique en matière de cybersécurité. De toute évidence, le ministère de la Défense sera le premier bénéficiaire de ces nouveaux investissements. Tout d’abord, ils serviront à renforcer les forces armées en opérations. Le ministre entend leur apporter de façon volontariste de nouvelles capacités défensives et offensives, appuyées par un renseignement "d’intérêt cyber".

Ce plan permettra aussi de muscler les principaux bataillons de cyberdéfense du pays. Ainsi les effectifs du centre spécialisé dans ce domaine du ministère de la défense, le CALID, augmenteront. Ils étaient 20 en 2011, ils seront 6 fois plus nombreux à la fin de la LPM. De leur côté, les effectifs cyber du centre "Maîtrise de l’information" de la Direction Générale de l’Armement (DGA), vont presque doubler, pour passer de 250 à 450 dans les années qui viennent.

Un pôle en Bretagne

Ensuite ces investissements devront développer la base industrielle et technologique du pays en partenariat avec des acteurs publics ou privés, civils ou militaires. Le ministère de la Défense entend ainsi contribuer fortement aux travaux du Cofis, le nouveau comité de filière des industries de la sécurité et du plan cybersécurité annoncé par Arnaud Montebourg. La DGA sera en première ligne.

Elle va par ailleurs tripler le volume des études amont consacrées à la cybersécurité. Elle a aussi pour mission d’aider les PME à développer des projets dans le domaine de la cybersécurité et de la cyberdéfense grâce au dispositif de soutien à l’innovation RAPID. Enfin, un pôle d’excellence Cyber sera créé en Bretagne, dédié à la formation, à l’entraînement ainsi qu’à la R&D.

A Lille, Hassan Meddah

 
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