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Au Royaume-Uni, le FAI Virgin Media et l'opérateur de réseau mobile O2 vont fusionner courant 2021

Liberty Global et Telefonica annoncent la fusion de leurs filiales britanniques, Virgin Media et O2 respectivement. Cette coentreprise, qui naîtra mi- 2021, devrait être valorisée à 36 milliards d’euros et constituer un nouveau poids lourd fixe et mobile au Royaume-Uni.
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Au Royaume-Uni, le FAI Virgin Media et l'opérateur de réseau mobile O2 vont fusionner courant 2021
Au Royaume-Uni, le FAI Virgin Media et l'opérateur de réseau mobile O2 vont fusionner courant 2021 © Flickr / 22n

Les rumeurs allaient bon train. Au Royaume-Uni, le fournisseur d’accès à Internet (FAI) Virgin Media et l’opérateur télécoms O2 vont bel et bien fusionner d’ici à la mi-2021 pour créer une société valorisée à 36 milliards d’euros. Leurs propriétaires respectifs, l’Américain Liberty Global et l’Espagnol Telefonica ont dit ce jeudi 7 mai 2020 vouloir créer "le plus important fournisseur de services télécoms, aussi bien fixe que mobile". Un pied de nez aux concurrents BT, Sky et Vodafone.

 

UNE TENDANCE À LA CONSOLIDATION

Liberty Global "paiera 2,9 milliards d'euros en liquide afin d’égaliser la participation dans une coentreprise", a précisé Telefonica lors de la présentation de l'opération aux analystes, à qui l’opération permettra de réduire sa dette de 6,5 milliards d’euros – qui s’élève actuellement à plus de 38 milliards d’euros. Environ "7 milliards d’euros de synergies" sont attendues, du fait de la complémentarité des activités des deux précédentes entités – l’une opérant dans le fixe, l’autre dans le mobile. La mise en commun de ces infrastructures est une manœuvre importante, puisque seul BT propose aujourd’hui une offre comprenant un double accès fixe et mobile au Royaume-Uni. Fort de 34 millions de clients, O2 est à date le premier opérateur de réseau mobile du pays. Virgin Media affirme, pour sa part, être en pole position sur le fixe. Tous deux ont leur propre agenda : construire un réseau 5G et développer la fibre optique.

 

Le nouvel ensemble a promis d’investir plus de 11 milliards d’euros dans les infrastructures britanniques ces cinq prochaines années. Une tentative de rassurer les régulateurs qui doivent encore valider l’opération… et qui avaient refusé en 2016 la fusion d’O2 et de Three, arguant que cette dernière nuirait à la qualité des réseaux et à la compétitivité dans le secteur. Cette même année, BT avait déjà procédé à l’acquisition d’EE. Les rapprochements entre opérateurs télécoms se font de plus en plus nombreux à l’échelle mondiale, laissant entrevoir une tendance générale à la consolidation. Aux Etats-Unis, la fusion de T-Mobile et Sprint a ainsi été validée par le Justice.

 

En France, Bouygues Telecom a un temps tendu la perche à ses concurrents. D’abord intéressé par le rachat de SFR, qui est finalement revenu à Altice, le groupe a ouvert la porte à son rachat par Orange en 2016. Une manœuvre qui, si elle ne s’est finalement pas réalisée, illustre parfaitement les attentes du secteur au niveau européen. En décembre 2019, Stéphane Richard, président-directeur général d’Orange, avait cosigné une lettre à la Commission européenne avec les dirigeants d'une vingtaine d'autres opérateurs télécoms du Vieux continent. Ensemble, ils estimaient alors que "le marché est trop fragmenté" pour leur permettre de rivaliser avec les mastodontes américains et asiatiques.

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