Autodesk veut devenir le Google de l’impression 3D

Une plate-forme logicielle, une offre matérielle, et désormais un fonds pour financer les start-up. Autodesk s’appuie sur ces trois piliers pour faire évoluer le monde de la fabrication additive, ou impression 3D.

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Autodesk veut devenir le Google de l’impression 3D

Pour Autodesk, le monde de l’impression 3D n’avance pas assez vite. "Si les technologies existent depuis plus de vingt ans, elles ne sont pas encore efficaces, lance Grant Rochelle, directeur de la division manufacturing d’Autodesk. Aujourd’hui encore, chaque éditeur de logiciel a son format, et il faut en moyenne dix essais pour passer de la pièce sur l’écran à la pièce réelle."

Pour faire en sorte qu’imprimer en 3D devienne aussi simple qu’imprimer en 2D, l’éditeur américain a développé la plate-forme Spark. "Spark est une plate-forme de développement qui crée une couche d’abstraction, explique Mary Hope McQuiston, en charge de l’activité impression 3D chez Autodesk. A la manière d’Android pour les smartphones, elle permet aux développeurs de concevoir leurs applications sans se soucier du matériel qui sera choisi par l’utilisateur."

Signe que la plate-forme Spark séduit déjà l’industrie de l’impression 3D, Dremel (filiale du groupe Bosch) annonçait en septembre dernier l’adoption de Spark pour sa 3D Idea Builder. Et cette semaine, c’est au tour du géant américain HP de choisir Spark pour sa dernière génération d’imprimantes 3D, la Multi Jet Fusion Platform.

L’imprimante 3D d’Autodesk disponible début 2015

Pour promouvoir davantage l’intérêt de Spark, Autodesk propose désormais sa propre imprimante 3D. Baptisée Ember, elle sera disponible début 2015. L’éditeur sort ainsi du monde du logiciel, tout comme Google il y a quelques années lançait sa gamme de téléphones portables.

Particularité d’Ember : tout dans cette imprimante 3D est open source. Les plans sont disponibles en libre téléchargement, et les industriels peuvent y apporter les modifications qu’ils souhaitent. "Nous voulions proposer autre chose que ces imprimantes fermées, où la garantie est caduque dès lors que l’on n'utilise pas le matériau certifié par le constructeur, lance le PDG d’Autodesk Carl Bass. Avec Ember, nous voulons encourager les industriels à développer et tester de nouveaux matériaux."

100 millions de dollars pour l’innovation

Enfin, pour accélérer encore l’innovation dans le monde de l’impression 3D, l’éditeur a lancé, fin octobre, le Spark Investment Fund. 100 millions de dollars sont réservés et mis à disposition des entreprises qui souhaitent développer des projets innovants dans le monde de l’impression 3D. "Nous avons déjà reçu 400 dossiers quelques semaines seulement après cette annonce", se félicite Mary Hope McQuiston.

Frédéric Parisot

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