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Aux Etats-Unis, l'enquête antitrust sur Google est élargie à Android

Vu ailleurs Les accusations se font plus précises. L'enquête antitrust visant Google est désormais élargie à son système d'exploitation Android qui permettrait à la firme de Mountain View de renforcer la position dominante de son moteur de recherche. Une accusation déjà formulée par la Commission européenne qui avait finalement condamné le géant à une amende de 5 milliards d'euros en juillet 2018.   
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Aux Etats-Unis, l'enquête antitrust sur Google est élargie à Android
Aux Etats-Unis, l'enquête antitrust sur Google est élargie à Android © Pixabay/422737

Les 50 procureurs généraux chargés d'enquêter sur Google s'apprêtent à étendre leur enquête antitrust à son système d'exploitation Android, selon un article publié par CNBC le 15 novembre 2019. A l'ouverture de l'enquête début septembre 2019, Ken Paxton, procureur général du Texas, déclarait que la procédure allait porter sur les activités publicitaires de Google mais devrait s'étendre par la suite à d'autres aspects de l'entreprise. C'est donc chose faite. 

 

La filiale d'Alphabet est régulièrement accusée de profiter de la position dominante de son moteur de recherche pour orienter à leur insu les consommateurs vers ses propres produits et services au détriment de ceux de ses concurrents. Et ce n'est pas la première fois que Google se fait pointer du doigt à ce propos.

 

Google n'en est pas à sa première enquête

En juillet 2018, la Commission européenne a infligé une amende de 5 milliards d'euros à la firme technologique pour pratiques illégales concernant les appareils mobiles Android en vue de renforcer sa position dominante de son moteur de recherche. Selon l'institution, "depuis 2011, Google impose des restrictions illégales aux fabricants d'appareils Android et aux opérations de réseaux mobiles, afin de consolider sa position dominante sur la marché de la recherche générale sur l'internet".

 

Plus particulièrement, la Commission européenne accusait le géant d'avoir exigé des fabricants qu'ils préinstallent l'application Google Search et son navigateur comme condition à l'octroi de la licence pour accéder à Play Store, a payé certains grands fabricants et certains grands opérateurs de réseaux mobiles pour qu'ils préinstallent en exclusivité l'application Google Search sur leurs appareils et a empêché les fabricants souhaitant préinstaller les applications Google de vendre ne serait-ce qu'un seul appareil mobile intelligent fonctionnant sur d'autres versions d'Android non approuvées par Google. Suite à cette décision, l'entreprise technologique a dû laisser les consommateurs décider quel moteur de recherche choisir en réglant leur smartphone sans le leur imposer. 

 

Un démantèlement des GAFAM ? 

Cette annonce intervient alors que Républicains et Démocrates appellent, depuis quelques mois, à un contrôle plus fort des GAFAM. Elisabeth Warren, sénatrice du Massachusetts et candidate plutôt bien placée pour les élections 2020, a formulé une liste de mesures pour "démanteler" les géants de la tech. Une solution censée permettre de reprendre le contrôle d'une situation de dominance inédite.

 

"Les grosses entreprises technologiques ont trop de pouvoir aujourd'hui", avait-t-elle déclaré lors d'un discours de campagne prononcé à New York le 15 mars 2019. Une enquête menée, fin septembre 2019, par le think thank Data For Progress et l'Institut de sondage YouGov Blue montre qu'une majorité d'Américains est pour cette solution radicale. Pourtant, elle n'est pas du goût de tout le monde. Dans une interview accordée à Business Insider, Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la concurrence à Bruxelles, refuse d'aller aussi loin. Il faudrait que le démantèlement soit l'unique solution pour punir un comportement délictueux. 

 

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