Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Aux JO de Rio, Sigfox connecte certains athlètes français pour leur libérer l'esprit

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Alors que neuf athlètes britanniques cherchent leurs affaires depuis trois jours dans le village olympique carioca, Sigfox a équipé trois participants français des Jeux Olympiques de Rio d'un système de boitiers communiquant utilisant son réseau bas débit pour objet connecté. Ils leurs permettent de suivre sur leur smartphone les positions de leurs équipements et de leurs proches. Objectif : moins de stress, plus de sérénité... un pas de plus vers une médaille ?

Aux JO de Rio, Sigfox connecte certains athlètes français pour leur libérer l'esprit
Le petit boitier rouge et blanc dépassant de la chaussure permet à son propriétaire de la retrouver si le sac est volé ou déplacé. © Sigfox

Fin avril dernier, le toulousain Sigfox annonçait que le Brésil serait le 18e pays couvert par son réseau bas débit pour objets connectés. "Depuis nous avons déployé une centaine d'antennes, sur Rio de Janeiro et Sao Paulo, avec notre partenaire local WND", raconte Bertrand Ramé, qui est en charge de l'Amérique latine pour Sigfox.

 

Un réseau qui va notamment servir pour que trois participants tricolores vivent les Jeux Olympiques un peu plus sereinement : l'escrimeuse Astrid Guyard, le tennisman Michaël Jeremiasz et Guy Ontanon, entraineur du sprinteur Jimmy Vicaut. Tous les trois auront à disposition des petits boitiers (bleu, blanc, rouge !), communiquant leur position. "Le tracker envoie via le réseau Sigfox les adresses SSID des bornes WiFi qui l'entourent et la force du signal qu'il reçoit, explique Thomas Nicholls, le directeur de la communication de Sigfox. En comparant ces informations à une base de données, on est capable de renvoyer la position GPS du tracker à l'appli mobile installée sur le smartphone de l'utilisateur." Ce système, baptisé Loka, a été développé par l'entreprise portugaise Thought Creator.

Chaussures disparues en 2009

"Au championnat du monde à Berlin en 2009, les pointes de Yannick Fonsat que j'entrainais ont disparu une heure avant sa série du 400 mètres. Il n'a pas pu courir, se souvient, encore meurtri, Guy Ontanon. On a retrouvé le sac à plusieurs centaines de mètres de la tente France l'après-midi." Le coach a donc cette année mis un tracker dans le sac des chaussures de Jimmy Vicaut et lui a demandé de garder l'autre avec lui "pour pouvoir le suivre sur le site, parce qu'un stade, c'est grand." Astrid Guyart a, de son côté, choisi de donner les boitiers à ses proches pour savoir où ils sont dans le stade et lui donner la confiance nécessaire à ce type d'épreuve.

 

Quant au porte drapeau de la délégation française aux Jeux paralympiques de Rio, qui se dérouleront du 7 au 18 septembre, il accrochera l'un des traceurs sous son fauteuil et un autre dans son sac de raquettes : "Mon fauteuil vaut 7000 euros, il est sur-mesure, adapté à mon handicap, à ma morphologie, à ma façon de jouer. Mes raquettes aussi, témoigne Michaël Jeremiasz. Les vols sont assez fréquents et ne pas avoir à se poser toutes ces petites questions logistiques, au niveau où on est, ça fait partie des petits détails qui participent à la performance." Les neufs athlètes britanniques qui cherchent leurs sacs disparus depuis ce vendredi 5 août sont sans doute d'accord avec lui.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale