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Avant le CES, le spécialiste du textile connecté Cityzen Sciences tisse des liens avec le Japon

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Alors qu'il prépare sa deuxième venue au CES de Las Vegas, où il présentera une nouvelle innovation, le français Cityzen Sciences s'apprête à signer un important partenariat au Japon.

Avant le CES, le spécialiste du textile connecté Cityzen Sciences tisse des liens avec le Japon
Avant le CES, le spécialiste du textile connecté Cityzen Sciences tisse des liens avec le Japon © Cityzen Sciences

Le spécialiste français du textile connecté Cityzen Sciences a le regard tourné vers le Japon. Fin juin, le ministère de l'Industrie nippon, le METI, lui accordait une subvention pour l'aider à implanter un laboratoire de recherche dans le pays. Ce type d'aide est habituellement réservé aux grands groupes : la start-up lyonnaise est la première société étrangère de cette taille à bénéficier de ce coup de pouce.

Il faut dire que depuis sa création en 2008, la PME fondée par Jean-Luc Errant (qui compte aujourd'hui une cinquantaine de salariés) travaille étroitement avec la Faculté de sciences et de technologies des textiles, au sein de l'université Shinshu, située près de Matsumoto, dans la région de Nagano. Ce n'est donc pas un hasard si les dirigeants de Cityzen Sciences font partie des chefs d'entreprises qui accompagneront le ministre de l'Economie Emmanuel Macron lors d'une visite au Japon, le 24 novembre. La start-up en profitera pour signer un contrat avec une importante marque de spot japonaise. Cet acteur du secteur pourrait commercialiser des produits intégrant les technologies développées par Cityzen Sciences en 2016.

un nouvelle innovation début 2015

D'ici là, la start-up basée à Lyon et à Brest participera au CES Las Vegas, le rendez-vous annuel de l'électronique, pour la deuxième année consécutive, du 6 au 9 janvier 2015. Avec une certitude : son D-shirt y récoltera deux nouveaux prix, après celui reçu en 2014. "Par rapport au prototype présenté il y a un an, nous avons fait beaucoup de progrès, notamment sur la miniaturisation des capteurs", commente le fondateur Jean-Luc Errant. Une version grand public de ce maillot de sport connecté, qui peut enregistrer une multitude de données (température, rythme cardiaque, distance parcourue…) sera commercialisée à partir d'avril 2014 par la marque française CycleLab, spécialiste des accessoires pour cyclistes.

Cityzen Sciences a dans ses cartons un autre prototype de vêtement connecté pour le sport : elle le présentera au salon de Las Vegas.

un modèle b2b2C

La société française n'a pas vocation à vendre elle-même les innovations qu'elle conçoit : ces objets sont des démonstrateurs qui lui permettent de mettre en scène les technologies qu'elle imagine pour mieux convaincre  d'autres professionnels. Son cœur de métier : vendre ce savoir-faire à des acteurs de la mode ou du textile, par exemple en partageant avec eux certains brevets relatifs à la méthode d'intégration des circuits électroniques dans les fibres de tissu. En multipliant ce type de contrats, et en concevant des vêtements connectés pour le compte d'autres marques, la start-up vise un chiffre d'affaires de 3 à 5 millions d'euros en 2015, et trois fois plus l'année suivante.

Sylvain Arnulf

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