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Avec cyber building, Kardham veut optimiser la gestion et la protection des bâtiments d'entreprise

L'agence française d'architecture et d'urbanisme Kardham lance une offre à destination des bâtiments d'entreprise intelligents, qui combine les dernières innovations IoT avec des outils pensés en faveur de l’efficacité énergétique. En partenariat avec Wallix, spécialiste de la cybersécurité, il entend également assurer la protection des données qui en résultent.
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Avec cyber building, Kardham veut optimiser la gestion et la protection des bâtiments d'entreprise
Avec cyber building, Kardham veut optimiser la gestion et la protection des bâtiments d'entreprise © Kardham Digital

L’agence française d’architecture et d’urbanisme Kardham annonce ce jeudi 5 mars 2020 lancer une offre visant à gérer et à protéger les bâtiments intelligents. Baptisée "Cyber Building", celle-ci ambitionne de combiner les dernières innovations IoT au service des collaborateurs avec des outils en faveur de l’efficacité énergétique. Le tout en prenant dès le départ en compte les questions de cyberprotection. "L’un ne peut plus aller sans l’autre. Il est irresponsable de ne pas embarquer un volet intégrant la sécurisation des données au vu de l’importance qu’elles ont désormais", explique à L’Usine Digitale Pascal Zératès, directeur général de Kardham Digital, la filiale en charge du numérique.

 

UNE CHAÎNE DE VALEUR COMPLèTE

Le groupe immobilier, qui se livre à des missions de conseil et d’aménagement pour le secteur tertiaire et l’industrie, dit nourrir depuis deux ans et demi une réflexion quant aux "répercussions du numérique sur l’environnement de travail". Il affiche l’ambition de proposer un "parcours humain fluidifié" au sein des locaux de ses clients via une batterie de solutions connectées. "C’est, entre autres, le cas d’une conciergerie sous forme d’application mobile, sur laquelle il est possible de réserver des salles de réunion", illustre Pascal Zératès. C’est aussi à travers des solutions IoT que Kardham souhaite mettre en place son deuxième axe stratégique, qui consiste à "donner aux exploitants des bâtiments comme aux collaborateurs qui y travaillent les outils pour être acteurs de la transition écologique". Des ampoules connectées peuvent par exemple être éteintes via une application sur smartphone.

 

La firme a voulu aller au-delà de ses compétences en aménagement pour protéger les nombreuses données générées par les objets connectés qui peuplent désormais les bâtiments. "La cybersécurité est un métier en soi, souligne Roman Coste, directeur associé. C’est pourquoi nous avons préféré conclure un partenariat avec un expert du domaine." L’éditeur français de logiciels de sécurité informatique Wallix a ainsi été retenu pour compléter la chaîne de valeur portée par Kardham… dont la priorité a été de se mettre en conformité avec le Règlement général sur la protection des données, en hébergeant les données collectées sur des serveurs situés sur le territoire national.

 

Le spécialiste de la sécurisation des systèmes d’information décline, pour sa part, deux leviers d’action pour protéger les actifs stratégiques des entreprises. "Il faut d’abord gérer les identités, c’est-à-dire savoir quels personnes et appareils sont connectés au réseau. Ensuite, il convient de gouverner les accès à ce dernier ainsi qu'aux données sensibles, puisque que c’est la porte d’entrée de 90% des attaques", indique Jean-Noël de Galzain, son président.

 

LES BÂTIMENTS, DES CIBLES DE CHOIX POUR LES CYBERCRIMINELS

Pour protéger les infrastructures et applications commercialisées par Kardham, Wallix procèdera au filtrage des données au moyen de pare-feux et surveillera les comportements des bâtiments en faisant le lien entre deux activités inappropriées. "Il s’agit d’apprécier le risque en permanence, pour que les services numériques ne se retournent pas in fine contre les usagers et leurs entreprises", précise Wallix, qui estime que l’offre lancée ce jour par Kardham "est une nouveauté qui sera, demain, une nécessité". Une manœuvre que les partenaires disent vouloir rapidement déployer sur les nouveaux programmes immobiliers, avant de s’intéresser au parc existant… qui exploite aussi l’IoT.

 

"Il y a des bâtiments de 20 ou 30 ans d’âge dont l’infrastructure technique est attaquable et qui représentent actuellement des cibles intéressantes pour les pirates, pointe Jean-Noël de Galzain, faisant allusion sans les citer aux systèmes informatiques des groupes M6 et Bouygues, tous deux victimes d’un rançongiciel ces derniers mois. Il faut prendre conscience qu’il est aujourd’hui plus simple de racketter une entreprise industrielle à travers ses usines que le siège social d'une banque, où sont concentrés les moyens de l'entreprise, et que le développement de l'IoT accentue ce phénomène."

 

Le groupe Kardham, qui indique qu’un premier client est d’ores et déjà en train de déployer cette offre, propose un kit de développement et divers API pour interconnecter les bâtiments et solutions. "Le but, c’est que chaque entreprise l’adapte à ses usages. La manière de travailler évolue, en particulier dans le tertiaire, et il convient de fournir davantage de souplesse dans la gestion des flux et bâtiments. Tout l’enjeu est d’articuler qualité de vie au travail, efficacité énergétique et cybersécurité", estime Roman Coste. Souvent freinées par leurs doutes quant à leur capacité à contrôler réseaux et infrastructures, les entreprises pourraient être séduites par une offre packagées telles que "Cyber Building". Principal argument de vente de Kardham et Wallix : "Plus aucune difficulté technique et des coûts maîtrisés".

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