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Avec NGE Connect, le groupe de travaux publics s'arme pour les futures "smart cities"

En rachetant S2F Network, le groupe de travaux publics NGE s’est doté d’une filiale pour déployer, gérer et mettre en cohérence les services numériques des villes jusqu’à 100 000 habitants, des ports, gares, hôpitaux et autres.
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Avec NGE Connect, le groupe de travaux publics s'arme pour les futures smart cities
Les activités de NGE Connect. © NGE

A quoi bon empiler anarchiquement une multitude de services numériques sur une ville sans mutualiser leur supervision et leur exploitation ? Avec son "Hyperviseur R-smart", NGE Connect entend fournir aux villes (jusqu’à 100 000 habitants) et ports de plaisance, marinas, hôpitaux, gares, campus universitaires, cette "offre globale, transverse et sans limite". Plusieurs domaines sont concernés : éclairage, stationnement, contrôle d’accès, vidéosurveillance, déchets, bornes de recharge électrique, surveillance des réseaux...

Cette société, née en 2011 au Havre sous le nom de S2F Network, a été rachetée début 2020 par le groupe de travaux publics NGE (2,49 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 13 000 salariés), très investi aux côtés des collectivités territoriales (47% de son chiffre d’affaires) et dans le déploiement de la fibre optique en France (900 000 prises installées en 2020 avec NGE Infranet). Objectif de l’acquisition : intégrer l’internet des objets (IOT) à son panel de métiers (VRD, terrassements, canalisations, réseaux, génie civil, routes, travaux géotechniques et ferroviaires, bâtiment…).

Un hyperviseur fait maison
La société a notamment mis en service des équipements connectés sur le port et le tramway du Havre, du Wifi, du contrôle d’accès et de la vidéosurveillance dans une soixantaine de ports de plaisance et marinas en France et en Grande-Bretagne, dans 34 incubateurs du Village by CA du Crédit Agricole en France, à la Réunion et en Martinique (Wifi et maintenance). Fruit de quatre ans de R&D, cet hyperviseur est une technologie de gestion centralisée d’équipements et capteurs connectés (réseau, borne, contrôle d’accès, caméras, éclairage, armoire électrique…), autour d’une architecture réseau.

Il sert d’interface pour leur gestion, leur pilotage et leur maintenance. Il permet de collecter, stocker, traiter les données, d’y accéder à travers des tableaux de bord personnalisés, de recevoir des alertes en temps réel... "Aujourd’hui, nous avons 50 000 usagers avec 300 sites gérés et 4 000 objets connectés. A 2025, nous visons le million d’usagers et les 50 millions d’euros en carnet de commandes. En tant qu’intégrateur, nous pouvons répondre à toute demande de services mutualisés. Notre volonté est d’imaginer et coconstruire l’univers des nouveaux services et usages avec les territoires connectés" explique Jean-Baptiste Gonnet, président de NGE Connect.

Projets lancés et contrats en vue
NGE Connect débute cette semaine un projet aux côtés de deux filiales de NGE (Guintoli et EHTP) sur le centre-ville de Vernon (Eure). Le chantier représente un montant de 12 millions d’euros, principalement en alimentation en eau potable, bordures et revêtements, mobilier urbain. L’implantation du "dispositif smart", connecté par un réseau LoRa, avoisine les 800 000 euros : 22 bornes pour la gestion des contrôles d’accès et 400 capteurs pour l’instauration d’un stationnement "intelligent" qui permettra pour la ville d’évaluer le taux d’occupation des places, de relever des infractions et pour les usagers de télécharger une application mobile pour mieux circuler et se garer.

Un autre projet concerne le siège social de NGE à Saint-Etienne-du-Grès (Bouches-du-Rhône), en cours d’extension : contrôle d’accès, vidéo protection, stationnement, arrosage, éclairage… Le groupe évoque la signature prochaine de "contrats significatifs et innovants dans le monde aéroportuaire et des marinas". Pour Antoine Metzger, président de NGE, cette intégration d’un savoir-faire digital était la brique qui manquait pour couvrir les "smart cities" et pérenniser la croissance. "Ne pas proposer une telle offre, c’était prendre le risque de sortir demain des travaux des villes. On attend maintenant que les grands opérateurs se lancent à fond sur la 5G !" assure-t-il.

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