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Avec sa levée de 5 millions d'euros, Yavin veut gagner la course aux terminaux de paiements

Levée de fonds La start-up Yavin, à l'origine d'une solution d'encaissement en magasin fonctionnant sous Android, a bouclé une levée de fonds de 5 millions d'euros. Elle souhaite exporter sa solution en Europe, en commençant par l'Irlande et la Belgique. 
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Avec sa levée de 5 millions d'euros, Yavin veut gagner la course aux terminaux de paiements
Avec sa levée de 5 millions d'euros, Yavin veut gagner la course aux terminaux de paiements © Yavin

La fintech française Yavin annonce ce jeudi 24 février une levée de fonds de 5 millions d'euros, moins de six mois après un premier tour d’amorçage de 1,2 million d'euros. Le tour de table a été mené par le fonds NewWave et plusieurs de ses investisseurs précédents, notamment SeedCamp.

Des terminaux de paiement pour les PME
Yavin a été fondé en 2020 par Samuel Manassé (au poste de CEO), ancien CEO de Smile&Pay, et Alfred Bourély (en tant que CTO). Il commercialise des terminaux de paiement fonctionnant sous Android. Trois gammes sont disponibles : mini (ultra compact), Yavin X (batterie longue durée et imprimante intégrée), Yavin X fixe PinPad (idéal pour les points fixes).

Les solutions s'adressent aux commerces de proximité, tels que les restaurants, les épiceries ou encore les boulangeries. "Le constat était le suivant : ils ont tous besoin d'accepter la carte bancaire mais ils étaient condamnés à avoir des modèles d'un ancien temps", raconte Samuel Manassé à L'Usine Digitale. Yavin équipe aujourd'hui plus de 1000 marchands en France et traite des dizaines de millions de transactions par an.

Un portefeuille de services
Yavin est sans engagement et intègre de nombreux services. Ainsi, les commerçants équipés peuvent accepter les titres restaurants, les paiements par QR code via Lydia, AliPay, et les paiements fractionnés. Ils peuvent également digitaliser les tickets de carte bancaire ainsi qu'accéder aux données de paiement en temps réel sur un back-office et via une API. La solution s'intègre aux logiciels de caisse.

Yavin se distingue de SumUp car il ne s'adresse pas aux mêmes clients. La pépite britannique viserait plutôt "les toutes petites entreprises", indique Samuel Manassé. "Nous adressons une cible plus établie, concrètement gens qui ont 'des murs', ajoute-t-il. De plus, nous proposons plus de services car nous nous connectons avec des spécialistes de chaque secteur."

Les terminaux de paiement fonctionnent par abonnement "d'une vingtaine d'euros par mois" et Yavin se rémunère grâce à une commission "très basse" par rapport au marché, note le CEO.

Cap sur l'Irlande et la Belgique
L'objectif de cette levée de fonds est de déployer les terminaux de paiement en Europe dans les prochaines semaines. Les premiers marchés cibles sont l'Irlande et la Belgique. Des recrutements sont à prévoir pour compléter l'actuelle équipe de 25 personnes. "Nous recrutons des ingénieurs pour construire le meilleur produit possible et des commerciaux et des chargés de clientèle", détaille le CEO. Yavin ne communique ni sur son chiffre d'affaires ni sur sa croissance.

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