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Avec sa nouvelle app, Lydia veut créer un couteau suisse au-dessus des banques et des fintechs

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La fintech parisienne Lydia a présenté une nouvelle application dite "métabancaire". Sorte d'interface au-dessus des comptes bancaires, elle permet toujours d'effectuer des paiements mobiles chez certains commerçants, d'effectuer des transferts d'argent entre particuliers, mais aussi des virements interbancaires, d'automatiser des transactions permanentes, de créer des sous-comptes ou encore de générer des cartes virtuelles pour faciliter la gestion de son argent au quotidien. La version complète est proposée à partir de 2,99/mois. Lydia espère en tirer une nouvelle source de revenus.

Avec sa nouvelle app, Lydia veut créer un couteau suisse au-dessus des banques et des fintechs
Avec sa nouvelle app, Lydia veut créer un couteau suisse au-dessus des banques et des fintechs © Lydia

Lydia, spécialiste du paiement mobile, veut prendre le meilleur des deux mondes : l'expérience utilisateur proposée par les fintechs d'un côté et la solidité financière et l'offre de services complète des banques traditionnelles de l'autre. La start-up a présenté, ce mardi 20 mars 2018, une nouvelle application dite "métabancaire". "Nous prenons une troisième voie. Nous nous positionnons au-dessus des comptes bancaires, au-dessus du compte Lydia. Nous proposons une surcouche avec l'intégration de plusieurs banques et de fonctionnalités qu'on ne peut retrouver ailleurs", expose Cyril Chiche, cofondateur et CEO de Lydia.

 

Couteau suisse du quotidien

Concrètement, depuis la nouvelle application, les utilisateurs peuvent toujours réaliser des paiements entre particuliers depuis leur compte Lydia, mais ils peuvent aussi désormais effectuer des virements de comptes bancaires à comptes bancaires après avoir ajouté les comptes bénéficiaires de leurs choix grâce à la technologie d'agrégation de la start-up Budget Insight. Les utilisateurs peuvent également définir des transactions récurrentes pour automatiser ces virements ou les transferts d'argent Lydia. On peut ainsi imaginer qu'un colocataire A automatise le versement de 4 euros par mois au colocataire B pour l'abonnement Netflix.

 

L'application permet également de créer des sous comptes Lydia pour faciliter la gestion de son argent afin de mener à bien des projets de vie, comme un voyage. Pour chaque sous compte, l'utilisateur peut générer automatiquement une URL d'une cagnotte virtuelle à partager avec ses proches. Autre fonctionnalité : l'association d'une carte virtuelle pour chaque sous compte Lydia. Toutes pouvant être intégré à Apple Pay.

 

Lydia propose également une carte mastercard plastique "universelle". "Cette carte n'est pas brandée et ne dispose pas de numéro car elle permet de payer avec tous ses comptes", explique Antoine Porte, cofondateur et CTO de Lydia. Avec, l'utilisateur peut régler des achats dans le monde physique. Après le paiement, il a la possibilité de changer la source (c’est-à-dire le compte Lydia ou le compte bancaire) sur laquelle il souhaite que la somme de son achat soit débitée. "Le compte Lydia doit être alimenté car il joue le rôle de tampon", précise le CTO.

 

nouvelle source de revenus

Dans le même esprit, Lydia prévoit de mettre en place un système d'Iban virtuel d'ici l'été. "Ce compte Iban Lydia pourra être partagé avec tous ceux qui vous prélèvent ou vous versent de l'argent. Il vous permet ensuite de choisir le compte bancaire sur lequel vous souhaitez être prélevé ou être remboursé et de changer au fil des mois et ainsi de gérer vos mandats à la demande", détaille Antoine Porte.

 

Côté monétisation, Lydia prévoit deux formules. Une version gratuite avec un accès limité à toutes ces nouvelles fonctions afin de les découvrir et une version premium avec un accès illimité, commercialisée 2,99 euros/mois ou 3,99 euros/mois avec la carte bancaire plastique. Un moyen pour Lydia de diversifier ses sources de revenus qui proviennent actuellement des commerçants partenaires acceptant les paiements par Lydia (environ 30 000). 

 

Un million d'utilisateurs européens premium 

"Nous nous inscrivons dans une approche qui vise à faciliter les actions du quotidien. L'objectif avec cette nouvelle application est de transformer nos utilisateurs actifs en utilisateurs captifs. De cette manière, ils seront tentés d'utiliser davantage Lydia auprès de nos commerçants partenaires. Plus ce moyen d'encaissement sera utilisé, plus le réseau grossira, et plus nos revenus grossiront eux aussi", projettent les deux cofondateurs. D'ici 2020, Lydia espère séduire un million de clients premium. Elle compte aujourd'hui plus de 888 000 utilisateurs particuliers. La start-up vise en priorité les utilisateurs multibancarisés. Reste à savoir si ces derniers, qui payent déjà des frais bancaires, seront prêts à payer un abonnement supplémentaire pour bénéficier de ces nouveaux services. 

 

En janvier dernier, Lydia a officialisé une levée de fonds de 13 millions d'euros pour accélérer son développement européen. La start-up parisienne qui compte une quarantaine de collaborateurs est présente depuis l'automne 2017 au Royaume-Uni, en Irlande, en Espagne et au Portugal. Elle prévoit de se lancer sur deux nouveaux marchés en 2018, probablement l'Allemagne et l'Autriche.

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