Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Avec ses menus et listes de courses automatiques, Jow veut bousculer l'e-commerce alimentaire

Levée de fonds Jow, start-up de la French Tech, lève 20 millions de dollars pour poursuivre sa croissance dans le secteur de la food tech et tenter de se lancer aux Etats-Unis. Elle a mis au point une application qui propose des menus et génère automatiquement la liste de courses selon les repas sélectionnés.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Avec ses menus et listes de courses automatiques, Jow veut bousculer l'e-commerce alimentaire
Avec ses menus et listes de courses automatiques, Jow veut bousculer l'e-commerce alimentaire © Jow

Jow, l'application qui facilite la confection de repas et automatise les courses, lève 20 millions de dollars. Une levée de fonds annoncée mercredi 13 octobre 2021 et menée auprès d'Eurazeo. Ont également participé ses investisseurs historiques Headline, DST et Stride.VC, selon TechCrunch.

Génération automatique du panier
La start-up fondée en 2018 par Jacques-Edouard Sabatier, Antoine Maillard et Franck Maurin explique vouloir redonner le goût de cuisiner. Pour cela, elle simplifie à l'extrême la confection des menus, la liste de courses, l'achat et la réception des produits. Concrètement, il faut entrer ses préférences alimentaires dans l'application et préciser ses allergies éventuelles. La composition du foyer doit également être donnée ainsi que ses équipements de cuisine. Il est possible d'associer une enseigne (Auchan, Monoprix, Carrefour, Intermarché, Chronodrive et Leclerc Drive) ou non.

L'application propose alors des menus et les ingrédients pour réaliser les recettes s'ajoutent automatiquement au panier qui peut être complété avec d'autres produits (lessive, dentifrice, boissons, etc.). Puis, il faut sélectionner la façon dont les courses sont réceptionnées : livraison à domicile ou drive. La génération automatique de la liste de courses promet un gain de temps aux consommateurs. Faire ses courses en ligne n'est pas une grande nouveauté. Mais Jow s'attache à repenser l'ensemble de l'expérience.

Se rémunère sur les revenus d'affiliation
Concrètement à d'autres start-up de la food tech, Jow ne possède aucun entrepôt ni aucun produit alimentaire. La start-up n'a également pas besoin de recourir à des auto-entrepreneurs pour réaliser les livraisons. Une stratégie qui lui permet de peu dépenser et de véhiculer une bonne image sur le plan social.

Jow, qui dispose de bureaux à Paris et New York, se rémunère sur les revenus d'affiliation réalisés auprès des supermarchés. Supermarchés qui peuvent toucher un nouveau public via cette application qui vise à repenser l'ensemble de l'expérience client pour simplifier à l'extrême une tâche qui peut être assez chronophage puisqu'il est plutôt facile de se perdre dans les différentes rubriques des sites e-commerce des grandes enseignes.

Jow a bouclé une première levée de fonds de 1,5 million d'euros à l’automne 2018 et une seconde de 7 millions de dollars en décembre 2019. Cette pépite de la French Tech compte surfer sur l'engouement pour la livraison à domicile, qui a été renforcé avec la pandémie de Covid-19. Période durant laquelle certaines personnes ont également retrouvé le temps et le goût pour cuisiner... Avec cette levée de fonds, précise TechCrunch, la start-up va chercher à s'implanter dans de nouveaux pays, dont les Etats-Unis.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.