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Avec ses objets connectés pour le sport, Piq court de plus en plus vite

Vidéo Après le golf, le tennis et le ski, la start-up française des objets connectés dédiés au sport se met au kitesurf. Si la discipline est plus confidentielle, la stratégie est la même : s'associer avec un gros équipementier du secteur (North kiteboarding) pour toucher un maximum d'afficionados. À force, la méthode est rodée et le time to market se réduit, la pépite imagine donc multiplier les sports adressés et enrichir les services fournis en s'appuyant sur toutes les données récoltées.

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Avec ses objets connectés pour le sport, Piq court de plus en plus vite
Ce kitesurfeur aurait réalisé un saut de 15,1 mètres de haut. © piq

Les kitesurfers peuvent désormais voir s'afficher sur leur planche la hauteur du saut qu'ils viennent de réaliser. Début juillet, Piq a lancé la quatrième application de son capteur pour sportif : le kitesurf. Après le golf avec Mobitee et le tennis avec Babolat l'été dernier, puis le ski en décembre 2015 avec Rossignol, la start-up francilienne (filiale de l'entreprise suisse Octonion) s'est encore une fois adossée à un leader du secteur pour atteindre au plus vite les adeptes de la pratique : North kiteboarding.

 

Un ambassadeur de luxe

Nous ne saurons pas combien de capteurs ont été vendus mais Cédric Mangaud l'assure, bien que cette pratique soit plus confidentielle, il n'a jamais connu meilleur lancement de produit. "On le vend deux fois plus vite que pour les autres sports, témoigne le PDG de l'entreprise. Sans doute parce que tout kitesurfer veut savoir au moment où il retombe à quelle hauteur il a sauté et combien de temps il est resté en l'air. C'est aussi un sport qui concerne une population avec un pouvoir d'achat élevé, le système Piq n'est pas un investissement important par rapport au reste du matériel."

 

Un succès qui trouve également sa source dans une vidéo postée par un ambassadeur de luxe, Alex Cazeirgues, champion du monde de vitesse en kite après qu'il a testé le produit (que Piq lui avait envoyé). Elle a été visionnée plus de 38000 fois.


Trouver un partenaire sur un nouveau sport, faire travailler les équipes pour développer l'algorithme qui ressort les informations pertinentes des deux accéléromètres, du giroscope, du magnétomètre et de l'altimètre installés dans le capteur, lancer un produit ad hoc, recommencer… la méthode est rodée. "Il nous a fallu un an et demi pour lancer le premier sport, maintenant on sait le faire en 5 mois, explique Cédric Mangaud. Le coût de développement est réduit d'autant et ce que l'on gagne sur ce tableau est injecté dans le marketing (communication, ambassadeurs…)." Un autre produit devrait être annoncé à l'automne, puis la marque s'adressera à des "sports de masse" comme le foot, la natation ou le basket l'année prochaine.

 

Plus de données, plus de valeur ajoutée

Mais Piq veut aussi s'appuyer sur les grandes quantités de data qu'il a récoltées pour proposer de nouveaux services à l'utilisateur. "Nous avons créé une équipe de 7 personnes, très fortes en math, qui travaillent sur des méthodes statistiques pour mieux faire parler la donnée, reprend l'entrepreneur. La donnée moyenne ne sert en fait pas à grand-chose, mais identifier un élément gagnant et le porter à la connaissance de notre utilisateur pour qu'il progresse, ça c'est intéressant. On commence aussi à pouvoir reconnaitre les gestes mal réalisés."

 

Sur l'activité tennis, la start-up a déjà lancé le "Leaderboard" grâce auquel le sportif peut comparer sa performance du jour à ses performances passées ainsi qu'à celles de la communauté. Cette fonctionnalité sera étendue au kite et au golf dans les semaines à venir et au ski en novembre, pour le début de la saison.

 

Les vantards vont devoir faire profil bas. Désormais, il ne suffit plus de se prétendre doué, il faudra le prouver, chiffres à l'appui.

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