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Avec son réseau des réseaux, Matooma veut faire parler tous les capteurs et objets connectés

Matooma lancera en janvier 2016 un méta-réseau permettant de gérer une flotte hétérogène d'objets connectés.

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Avec son réseau des réseaux, Matooma veut faire parler tous les capteurs et objets connectés
Avec son réseau des réseaux, Matooma veut faire parler tous les capteurs et objets connectés © Matooma

Non, Matooma ne va pas se lancer dans la construction de son propre réseau bas débit longue portée, comme l'ont annoncé Orange, Bouygues, Qowisio et Sigfox. "Ce n'est pas notre métier, prévient d'emblée Frédéric Salles, président de l'entreprise montpelliéraine. On garde notre approche, qui est de s'appuyer sur les réseaux existants, et ils sont nombreux".

 

un méta-réseau

Son nouveau service Matoowan est bien un réseau. Mais un méta-réseau qui se place au-dessus de tous les autres. Les clients industriels pourront y intégrer leurs objets, qu'ils soient connectés par carte SIM ou via les réseaux bas débit de nouvelle génération.

 

 

Ils ne contractualiseront plus directement avec les opérateurs télécoms, c'est Matooma qui s'en chargera (quatre partenariats sont déjà scellés avec Orange, SFR, KPN et Sierra Wireless, d'autres vont suivre). La start-up facturera le service avec un coût fixe mensuel par objet et permettra aux entreprises de gérer leur parc d'objets sur sa plate-forme. Pour cela, Matooma créera un tunnel sécurisé entre son cœur de réseau (pour l'Europe, les serveurs sont à Montpellier) et les systèmes de l'entreprise. Plus rapide et plus fiable que via le cloud.

 

plus de sécurité et d'interopérabilité

Pour un client professionnel, quel est l'intérêt d'intégrer sa flotte d'objets au réseau Matooma ? "Cela tient en quatre points : sécurité, interopérabilité, télégestion et protection des données, résume Frédéric Salles. Les entreprises ont besoin de déployer une panoplie de systèmes hétérogènes, liés à différents réseaux, pour répondre à des besoins spécifiques. Nous leur permettons de les faire dialoguer entre eux." Le fondateur a la conviction que les technologies bas débit ne vont pas remplacer toutes les autres, mais combleront de nouveaux besoins.

 

Il a fallu deux ans à Matooma pour concevoir son réseau, un gros investissement matériel et humain. Une dizaine de clients le testent depuis cet automne, avant le lancement commercial prévu en janvier. Sa montée en puissance passera par les Etats-Unis, où un clone du réseau Matoowan sera créé en 2016. Matooma espère ainsi faire grimper le nombre d'objets qu'il aide à connecter (plus de 100 000 aujourd'hui)… et son chiffre d'affaires (3,4 millions d'euros en 2015). "On pense que le marché est mûr pour cela", glisse Frédéric Salles.

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