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Avec un nouveau datacenter à Paris, IBM se voit numéro 1 du cloud en France dans 5 ans

Avec l’ouverture d’ici à la fin de l’année d’un datacenter près de Paris, IBM étend ses capacités de cloud computing tout en jouant la carte de la localisation des données en France. Son ambition est de reproduire dans 5 ans sur ce marché son leadership actuel dans l’infogérance.
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Avec un nouveau datacenter à Paris, IBM se voit numéro 1 du cloud en France dans 5 ans
Avec un nouveau datacenter à Paris, IBM se voit numéro 1 du cloud en France dans 5 ans © Kansir - Flickr - C.C

IBM passe à la vitesse supérieure dans le cloud computing en France. Le géant américain de l’informatique se prépare à ouvrir, d’ici à la fin de l’année, son nouveau datacenter chez l’hébergeur Global Switch à Clichy. Ce centre de données, d’une capacité initiale de 4 000 serveurs, susceptible d’être triplée à terme, appartient à SoftLayer, une société de cloud public d’infrastructure rachetée par Big Blue en juin 2013 pour 2 milliards de dollars. Il s’inscrit dans un investissement de 1,2 milliard de dollars visant la création de 15 nouveaux datacenters dans le monde.

"Nous sommes présents dans le cloud sous toutes ses formes : privé, public et hybride, services d’infrastructure, de plateforme et de logiciels à la demande, se vante Alain Bénichou, PDG d’IBM France. Et nous apportons aux clients en France une solution française avec toutes les garanties que cela implique en termes de sécurité des données." Une façon de se différencier d' Amazon Web Services, Microsoft ou Google, qui opèrent leurs services de cloud computing en France à partir de datacenters situés en Irlande ou aux Pays-Bas.

IBM a déjà investi 300 millions de dollars dans le cloud computing

En 2012, IBM a réagi à la création des sociétés de cloud souverain Numergy et Cloudwatt, en ouvrant son service de cloud public "IBM SmartCloud+" à partir de son datacenter à Montpellier. Ce site va être connecté au futur datacenter francilien. Et à terme, "le service sera fusionné avec celui de SoftLayer à Paris", prévoit Alain Bénichou.

IBM, qui a investi 300 millions de dollars depuis 2009 dans le cloud computing en France, caresse l’espoir de devenir le leader du marché. "Nous dominons aujourd’hui le marché de l’infogérance, estime Alain Bénichou. Notre ambition est de jouir de la même position dans le cloud dans 5 ans." Big Blue déclare avoir réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de dollars dans le cloud computing dans le monde, en progression de 69%. La France, qui rapporte 5% de son revenu global, devrait représenter environ 200 millions d’euros dans ce marché.

Une chose est sûre, le cloud devient stratégique pour IBM. Après les mauvais résultats du troisième trimestre 2014, avec un chiffre d’affaires en chute de 4% à 22,4 milliards de dollars et un résultat d’exploitation en recul de 10% à 3,7 milliards de dollars, son PDG Ginni Rometty a décidé, au début de cette semaine, d’accélérer la transformation du groupe en créant une division d’affaires dédiée au cloud computing, comme elle l’a fait au début de l’année pour l’informatique cognitive basée sur l’ordinateur Watson. Jusqu’ici, le cloud computing était traité de façon transversale dans les trois grandes activités de Big Blue : matériels, logiciels et services.

Ridha Loukil

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