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Babbel, la start-up berlinoise qui veut faire aimer les langues en Amérique grâce au big data

Avec une analyse fine des données de ses clients présents et potentiels, l’application d’apprentissage des langues est déjà leader sur le marché allemand et français. Lesson Nine, l’entreprise berlinoise qui développe Babbel part maintenant à l’assaut des Etats-Unis.

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Babbel, la start-up berlinoise qui veut faire aimer les langues en Amérique grâce au big data
Babbel, la start-up berlinoise qui veut faire aimer les langues en Amérique grâce au big data © Babbel

Avec 450 collaborateurs de 39 nationalités différentes, les bureaux situés dans un quartier branché du centre de Berlin sont déjà une tour de Babel en soi. "Nous sommes 30 français dans l’entreprise, la deuxième nationalité après les Allemands", constate Vincent Peron,  responsable du marketing pour la France. Logique, puisque "la France est notre second marché après l’Allemagne", commente-t-il. Babbel s’affiche aujourd’hui comme "l’application leader pour l’apprentissage des langues" et revendique 1 million d’utilisateurs actifs à travers "virtuellement" 190 pays.


Amélioré en continu avec l’analyse de données

La méthode, basée sur la conversation, et le prix (5 à 10 euros par mois) sont à la base du succès de l’application mais pas seulement. Babbel s’appuie très largement sur l’analyse des données des élèves, s’adaptant à leur mode d’apprentissage, visuel ou auditif par exemple, mais aussi à leur rythme. "Le produit est amélioré en continu par ce que nous voyons très vite où les gens se trompent, abandonnent. Là où il y a des bugs", remarque Vincent Peron. De fait, le département analytique est le plus gros service de l’entreprise.


Du "storytelling" via Outbrain et Taboola

L’utilisation des données est également au centre du modèle marketing de Babbel, grand client de d’Outbrain et Taboola. Difficile pour un lecteur régulier des médias d’échapper aux liens sponsorisée d’Outbrain vers par exemple l’histoire de Matthew, le sympathique barbu roux qui "parle neuf langues". "Ce storytelling est important, reconnait Vincent Peron, mais nous ne nous voulons pas être limité à cette image hipster, nous visons aussi un public de plus 50 ans à qui nos histoires démontrent qu’on peut apprendre une langue à tout âge. Babbel mise aussi sur des spots TV, un peu décalés et insolents à la mode berlinoise, qui font le buzz outre-Rhin.

 

Près de 33 millions de dollars levés depuis 2007

Jusqu’à présent, tous les marchés étaient gérés depuis la capitale allemande. Depuis 2007, Lesson Nine Gmbh, l’entreprise qui développe le produit Babbel, a récolté environ 34 millions d’euros auprès de fonds essentiellement européens (IBB Investment Company, Kizoo Technology Venture, Reed Elsevier Ventures, Nokia Growth Partners, Scottish Equity Partners.). L’entreprise ne communique pas sur sa situation financière mais selon le registre allemand des entreprises, le Bundesanzeiger, Babbel générait en 2015 un chiffre d’affaire de 50,6 millions d’euros et 6,7 millions de pertes nettes.


New-York, New-York…

Oscillant désormais entre start-up et PME, l’entreprise est partie à la conquête du marché américain en commençant par ouvrir des bureaux à New-York en 2011 puis en nommant en janvier dernier Julie Hansen, une ancienne de Business Insider comme directrice exécutive pour les Etats-Unis. "Mon objectif est que Babbel US devienne aussi grande que Babbel Europe", a -t-elle annoncé dans The Telegraph. Babbel saura-t-elle convertir les nord-américains aux langues étrangères ?

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