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BANQUE À DOMICILE : AXIME PLUS FUTÉE QUE MICROSOFT

En créant une filiale commune avec l'éditeur américain Intuit, la SSII propose aux banques un service à domicile fondé sur Quicken, le logiciel vedette d'Intuit.
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Le fringant P-DG de Microsoft, Bill Gates, a vu trop gros. Il a pu en toute impunité mettre en péril un géant comme IBM. Mais, en voulant prendre le contrôle d'Intuit, l'entreprise éditrice de Quicken, le logiciel de référence en matière de gestion de finances personnelles, il s'attaquait à plus forte partie: les banques. L'idée que, via son service télématique Microsoft Network et le logiciel vedette d'Intuit, la firme de Seattle allait marcher sur leurs brisées en offrant des services financiers les a fait voir rouge. Et elles ne se sont pas privées de se porter comme témoin à charge dans le procès en abus de position dominante qui menaçait Microsoft. Une levée de boucliers qui n'est pas pour rien dans le retrait peu glorieux de Bill Gates. Axime, la quatrième SSII française, a joué plus fin. Simultanément à l'annonce de la création de la filiale française d'Intuit, Axime a présenté Concorde, une filiale commune 50-50 créée avec l'auteur de Quicken. Le but de Concorde est le même que celui de Microsoft: offrir, via ce logiciel, un service télématique sur micro de type banque à domicile. Mais, nuance de taille, Axime, grand pourvoyeur de services télématiques, adopte un profil bas. Loin de se poser en concurrent des banques, elle se contente de proposer et de gérer pour elles un service qui leur reste propre et qui peut inclure les autres composantes de leur offre de banque à distance. En outre, ce service se veut multilogiciel au sens où il est ouvert à tout logiciel de finances personnelles du marché. Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Intuit France vend son logiciel. L'utilisateur muni d'un micro et de Quicken peut, de son domicile, effectuer des opérations financières. La SSII engrange les royalties de son service. Et les banques, déchargées de la mise en oeuvre d'un service télématique, peuvent continuer d'exercer leur métier sans crainte de voir un usurpateur leur manger la laine sur le dos. Concorde. Le nom de la société ne saurait être mieux trouvé...

Un sérieux handicap par rapport au marché américain

Le service fourni par la nouvelle entreprise devrait débuter à l'automne prochain, le temps pour Intuit de franciser son logiciel, et pour Axime de finaliser un accord avec les banques intéressées. Ses clients pourront alors disposer de services tels que le téléchargement des soldes, des mouvements de compte-chèques et cartes de crédit dans un premier temps. Devraient suivre des fonctions telles que les virements, le télépaiement, la mise à jour des portefeuilles titres où les ordres de Bourse. Reste que Concorde part avec un sérieux handicap par rapport au marché américain, où plusieurs banques se sont déjà alliées directement à Intuit. Ici, Quicken est encore peu connu et a une base installée nulle, alors que, aux Etats-Unis, 7millions de copies du logiciel ont déjà été vendues, ce qui a assuré un démarrage foudroyant à ce type de service télématique. Il faudra donc amorcer la pompe avant de le voir décoller, ce qui semble d'autant plus délicat que, en France, le nombre de foyers équipés d'un micro avec modem n'a rien à voir avec celui recensé aux Etats-Unis. Cela ne semble pas inquiéter Bernard Bourigeaud, le P-DG d'Axime. Relevant que "la mise en place d'une telle plate-forme ne constitue pas un investissement très important", il indique même qu'il compte bien "gagner de l'argent avec ce service dès l'exercice 1995-1996". Il faut dire que la philosophie de partenariat qui préside à Concorde a un avantage certain pour Axime. Si une banque décide d'offrir ce service, c'est elle qui supportera sa promotion auprès du public. Franck BARNU



La ssii sort de l'informatique pour mieux y entrer

La SSII prend des participations dans deux sociétés qui n'ont, a priori, rien à voir avec l'informatique. La première est Carte JeunesSA, dans laquelle elle possède 30%. La seconde, qui sera annoncée d'ici peu, offrira des services clés en main aux entreprises. Dans les deux cas, l'informatique n'intervient pas, si ce n'est au second degré. Il faut, en effet, un traitement informatique pour effectuer le suivi de la carte jeunes (à puce) comme pour mener à bien les services proposés par la seconde. Et le recours à une SSII s'imposera. On n'est jamais si bien servi que par soi-même...

USINE NOUVELLE N°2507
 

 

 
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