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Bergamotte, la start-up qui redonne envie d'acheter des fleurs sur Internet, lève 5 millions d'euros

mis à jour le 19 septembre 2017 à 16H31
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[MAJ 19/09/2017] Basée à Paris, la start-up Bergamotte veut réinventer la vente de fleurs sur Internet. Elle s'est appuyée sur Instagram pour déployer son ton de marque et mise sur la technologie pour industrialiser ses procédés. Elle vient de boucler une deuxième levée de fonds de 5 millions d'euros auprès d'Xange et de 360 Capital Partners. Objectif : l'internationalisation et le marché B2B. 

Bergamotte, la start-up qui redonne envie d'acheter des fleurs sur Internet, lève 5 millions d'euros
Les équipes de Bergamotte prépare 400 à 600 commandes par jour. © DR

Une livraison en deux heures sur Paris, des bouquets imaginés en partenariat avec une créatrice de robes de mariée, une identité visuelle savamment étudiée, un ton de marque soigné, une forte stratégie sur Instagram… Aucun doute, Bergamotte casse les codes de la vente de fleurs en ligne.

 

Fondée en janvier 2016 par Romain Raffard et Loic Reperant, la start-up parisienne veut "rétablir le sex appeal des fleurs" sur internet. "La plupart des offres de bouquets de fleurs en ligne ne font pas rêver", estime Romain Raffard. L'entrepreneur cite également les récurrents problèmes de livraison et les régulières déceptions à la réception d'un bouquet lorsque le client commande "des tulipes rouges et, qu'à l'arrivée, ce sont des tulipes oranges".  D'après lui, ces différents écueils expliquent le faible succès des fleurs en ligne : aujourd'hui seul un Français sur deux achète des fleurs. Et parmi ceux qui en achètent, seuls 7 à 8% passeraient par Internet.

 

400 à 600 commandes quotidiennes

Un pop-up store parisien

Bergamotte ouvre aujourd'hui, samedi 10 juin, son premier pop-up store au Carreau du Temple, à Paris. La jeune pousse y vendra des plantes, jusqu'au 18 juin, pour la fête des pères. "C'est notre premier pas dans l'univers off line. On reproduira l'expérience plusieurs fois par an et, peut-être, qu'à terme on ouvrira une boutique, mais notre business model restera celui d'une distribution en ligne", assure Romain Raffard. "L'incursion dans le monde physique nous permet de nous rapprocher du consommateur. C'est indispensable d'être sur le terrain", estime l'entrepreneur.

 

Pour redonner envie aux consommateurs d'acheter des fleurs, la start-up a donc choisi de miser sur la qualité du service et du produit. Les fleurs sont acheminées par un circuit le plus court possible (elles  arrivent en atelier le lendemain de leur coupe), la livraison est externalisée pour réduire les délais (2h sur Paris et dès le lendemain matin en régions) et Bergamotte multiplie les collaborations avec des personnes étrangères au milieu floral. Par exemple, le site propose actuellement des compositions imaginées en collaboration avec Laure de Sagazan, une créatrice de robes de mariée. "Nous amenons une différente sensibilité artistique au monde des fleurs", se targue l'entrepreneur.

 

La formule semble faire ses preuves. La start-up, qui compte 30 collaborateurs, prépare entre 400 et 600 commandes par jour. Bergamotte revendique 60 000 clients depuis sa création il y a 18 mois et une progression de son chiffre d'affaires de 30 à 40% par mois. La jeune pousse entend également mettre l'accent sur la vente par abonnement, qui, pour l'heure, ne représente que 10% de ses revenus.

 

Instagram comme moteur de croissance

"Instagram est au cœur de notre stratégie", explique Romain Raffard. "C'est notre source numéro 1 d'acquisition. 40% du trafic de notre site vient d'Instagram. C'est plus élevé que le trafic généré par Google (référencement naturel et payant) et par Facebook réunis", assure l'entrepreneur. Sur l'application de partage de photos, Bergamotte compte près de 51 000 followers. Une communauté conséquente bâtie à l'aide de membres influenceurs.

 

Sur Instagram, la start-up vise une audience jeune (25-40 ans) et parisienne. "Notre ambition c'est d'aller plus loin ; de toucher les 40-65 ans, mais aussi le public en province", avance le cofondateur. Autre axe de développement : le marché B2B. "Il fallait d'abord que l'on construise une vraie offre B2C pour gagner en notoriété avant de s'adresser au B2B", explique Romain Raffard.

 

Cap sur le B2B

Indirectement, l'offre proposée aux particuliers a permis à la start-up de se faire connaître dans l'univers de l'entreprise : 80% des livraisons faites aujourd'hui, se font en entreprise, les clients choisissant leur lieu de travail comme adresse de livraison pour des raisons de praticité. "Dans le monde professionnel, les fleurs constituent un moyen de reconquérir des clients perdus et d'en fidéliser d'autres. C'est aussi un outil de bien-être", assure l'entrepreneur. Aujourd'hui, ces ventes ne représentent que 10% du chiffre d'affaires de Bergamotte, mais la start-up entend pousser ce pourcentage à 50% d'ici cinq ans.

 

La techno pour s'industrialiser

Pour soutenir ce déploiement, la jeune entreprise s'apprête à finaliser une deuxième levée de fonds (elle avait levé 1,2 million d'euros en juin 2016). Grâce à ce futur tour de table, Bergamotte compte industrialiser ses procédés. La start-up assure que, malgré ce changement d'échelle, la qualité ne sera pas altérée, grâce à une importante palette d'outils technologiques. Au menu : ERP maison, prévisions des stocks grâce à des algorithmes, capteurs connectés pour contrôler la température, suivi de la production grâce à des codes-barres et logiciels de gestion d'entrepôt. Une vraie logistique 4.0  !

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