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BforCure reçoit 8,2 millions d'euros pour diversifier les cas d'usage de son laboratoire connecté

Levée de fonds BforCure a levé 5 millions d'euros et reçu 3,2 millions d'euros par le gouvernement. Grâce à ces fonds, elle souhaite accélérer la production de son laboratoire dédié à la détection d'agents pathogènes en 15 minutes. S'adressant à l'origine au dépistage du Covid-19, elle souhaite également élargir ses cas d'usage.  
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BforCure reçoit 8,2 millions d'euros pour diversifier les cas d'usage de son laboratoire connecté
BforCure reçoit 8,2 millions d'euros pour diversifier les cas d'usage de son laboratoire connecté © BforCure

BforCure, une jeune pousse spécialisée dans la détection ultra-rapide d'agents pathogènes, annonce un nouveau financement de 5 millions d'euros auprès de plusieurs family office du diagnostic médical. Elle a également obtenu 3,2 millions d'euros auprès du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, dans le cadre du Plan Innovation Santé 2030.

Une détection en 15 minutes
Créée en 2018, BforCure est une biotech située à Montreuil dans la Seine-Saint-Denis. Elle est à l'origine d'un automate mobile et connecté – baptisé Chronos DX – capable de détecter en moins de 15 minutes des agents pathogènes et des biomarqueurs. Ce laboratoire a obtenu le marquage CE IVD (diagnostic in vitro) en avril 2021, ce qui a permis sa commercialisation sur le marché européen.

Chronos DX utilise la technologie "Fastgene", inventée par Elvesys, la grande sœur de BforCure. Elle permet de miniaturiser le procédé de biologie moléculaire "PCR" (Polymerase Chain Reaction) sur une puce qui est ensuite insérée dans l'automate. Ce procédé permet de dupliquer en grand nombre une séquence d'ARN à partir d'une faible quantité.

Le premier cas d'usage de Chronos DX a été le dépistage ultra-rapide du SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19, avec le soutien financier du ministère des Armées. Depuis sa sortie, près de 50 000 tests PCR ont été réalisés avec la plateforme dans des laboratoires de biologie médicale, des hôpitaux ou encore des aéroports. Le but est de pouvoir détecter la présence de virus au plus proche des professionnels de santé et des patients.

Mentionné en tant que projet lors d'un précédent article, le CEO Maël Le Berre indique que le cloud "Gaia" (sans aucune référence au projet de cloud européen Gaia-X) est désormais déployé. "Il est principalement utilisé pour faire de la maintenance à distance, précise-t-il. Nous pouvons par exemple détecter lorsqu'une machine fonctionne mal." Aucun service à valeur ajoutée adossé à ce cloud n'est encore proposé.


Multiplier par cinq la cadence de production
Grâce à cette nouvelle levée de fonds, BforCure souhaite "renforcer les capacités de production" de l'automate et des kits de tests PCR, explique le CEO. Son objectif est de multiplier par cinq la cadence de la production de ses solutions. Aujourd'hui, il faut "deux jours" pour fabriquer une machine par un opérateur humain. Du côté des consommables, une chaîne robotisée peut produire "2000 puces" toutes les 8 heures. "Nous travaillons sur une nouvelle chaîne de production robotisée qui devrait être lancée d'ici un an", indique-t-il. Il précise que cette levée de fonds n'est pas dédiée à la fabrication d'une nouvelle usine.

BforCure veut également proposer de la détection au-delà du Covid-19. Elle envisage de commercialiser une dizaine de nouveaux tests de diagnostics infectieux pour détecter les infections sexuellement transmissibles, les maladies respiratoires, la gastro-entérologie, le papillomavirus et l'antibiorésistance.

En l'espace de deux ans, BforCure est passée de 20 à 70 collaborateurs et projette d'atteindre environ 120 collaborateurs d'ici fin 2022.

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