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[Biomed] Ce que sont allées chercher les start-up e-santé de la French Tech

Au grand salon israélien des hautes technologies de la santé Biomed était invitée une délégation de sept start-ups françaises triées sur le volet. Une visite pleine de promesses dans la e-santé, un des secteurs les plus dynamiques de la high-tech israélienne.

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[Biomed] Ce que sont allées chercher les start-up de la French Tech
[Biomed] Ce que sont allées chercher les start-up e-santé de la French Tech © Business France

"J’ai travaillé toute ma vie pour que l’avenir d’Israël soit basé sur la science et la technologie", déclarait Shimon Pérès en juillet 2016, quelques mois avant sa disparition. Dès les années 50, l’ancien président d'Israël avait initié les investissements militaires dans la recherche fondamentale et technologique. Un préalable aux applications civiles qui font le succès aujourd’hui de la high-tech israélienne. C’est donc en l’honneur du prix nobel de la paix que s’est déroulé du 24 au 26 mai 2017 à Tel-Aviv le salon Biomed, réunissant le gratin local de la santé digitale et plus de 40 nations étrangères attirées par les succès israéliens. En 2016, les 350 start-ups de la santé totalisent plus de 820 millions de dollars d’investissement, soit 20% des investissements high-tech de l’Etat hébreu. Une dynamique qui attire évidemment les entreprises françaises.

 

7 start-up e-santé de la French Tech en Israël

Entourée et sélectionnée par Business France, la BPI et Medicen, une délégation hexagonale de sept start-ups a ainsi été invitée à passer une semaine en Israël. “Nous avons intégré les grandes marques Israéliennes au processus de sélection. Ce qui nous a permis d’accélérer le processus et de faciliter les échanges, explique Olivier Fontaine de Medicen. A la différence des Etats-Unis où nous recherchons un accès rapide au marché, notre programme en Israël s’inscrit dans la durée”, poursuit le chargé de mission. “Pour des entreprises qui cherchent des opinion leaders, Israël, par la qualité de ses avancées scientifiques, est un vrai tremplin. Cela peut déboucher sur des partenariats de développement.”

Neurallys est venu en Israël dans ce but. Cette start-up a développé un implant connecté pour l’amélioration du diagnostic et du suivi des patients souffrant d’hypertension intracrânienne. “Nous avons rencontré des neurochirurgiens à Tel-Aviv qui nous ont conforté dans notre développement. Les retours ont été excellents, c’est un rêve pour nous”, se réjouit Philippe Auvray. Le co-fondateur et PDG assure que des neurologues vont intégrer le comité international de Neurallys, un gage de qualité tant les Israéliens sont reconnus dans le domaine.

 

En quête de financements

Les Français comme Qalyo sont davantage intéressés par des financements pour une future levée de fonds. Cette start-up, qui a déjà 700 000 euros de chiffre d’affaire annuelle, a développé une application mobile de suivi de santé selon un modèle original inspiré de Spotify. “Qalyo va vous présenter une playlist de services qui correspond à votre profil, c’est-à-dire une playlist de données qui prend en compte votre âge, vos antécédents, votre situation personnelle mais aussi les données de votre laboratoire par exemple”, détaille Laurent Goldstein, le président de la start-up. “Aujourd’hui, les logiciels répondent seulement à une maladie. Là on traite la personne dans son ensemble”, souligne-t-il.

 

Un concept qui a “séduit” les Israéliens. Qalyo a rencontré une clinique à Herzliya en banlieue de Tel-Aviv et le VC Accelmed  qui a trouvé le logiciel “bluffant”, selon Goldstein. L’entrepreneur a pour ambition d’intégrer un incubateur comme Mindup où sont présents Pitango (VC dirigé par Chemi Pérès, fils de Shimon Pérès), IBM ou l’hôpital Rambam. “Rentrer dans un incubateur serait intéressant car dans ces sociétés, il y a de grands opérateurs. La visibilité y est très forte et ce serait un tremplin pour notre développement et l’accès à d’autres marchés comme celui des Etats-Unis.”

Plus globalement, les entrepreneurs français ont été conquis par un écosystème petit mais dense, en recherche de technologie de rupture et aux prises de risque plus importantes qu’en Europe. “C’est aussi intéressant pour les Français de voir comment les Israéliens se projettent immédiatement à l’international, ajoute Olivier Fontaine. Leur capacité à se présenter, à structurer leur business model, à réfléchir en stratégie d’exit est unique dans ce milieu. Il y a un phénomène d’acculturation qui est intéressant. Toutes les entreprises sont venues pour revenir et je ne doute pas que l’essai sera transformé”, conclut-il.

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