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La recherche française se mobilise pour lever les verrous technologiques de la blockchain

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L'Inria, Télécom ParisTech, Télécom SudParis et SystemX ont signé, ce mardi 6 mars 2018, un accord-cadre d'une durée de six ans pour coordonner leurs efforts de recherche dans le domaine de la blockchain. Trente chercheurs sont mobilisés pour lever six verrous technologiques. 

La recherche française se mobilise pour lever les verrous technologiques de la blockchain
La recherche française se mobilise pour lever les verrous technologiques de la blockchain

L'union fait la force. L'IRT SystemX, l'Inria, Télécom Paris Tech et Télécom SudParis s'associent pour s'attaquer aux verrous technologiques de la blockchain. "Nous avions initié un certain nombre de projets sur la blockchain. Une vingtaine de personnes travaillent sur ce sujet à l'IRT via une plate-forme d'expérimentation modulaire. Avec ce travail, nous avons identifié plusieurs verrous liés à la performance, à la traçabilité, à la sécurité ou encore à la gouvernance. Nous attaquons ces verrous à un certain niveau mais ils nécessitent des initiatives plus en amont", expose Eric Perrin-Pelletier, directeur de l'institut de recherche technologique SystemX.

 

Trente chercheurs pour six verrous

Cette initiative baptisée BART (pour Blockchain Advanced Research & Technologies) prend la forme d'un contrat cadre d'une durée de six ans. Au total, une trentaine de chercheurs des quatre institutions sera mobilisée. "Cela en fait une force de tout premier plan au niveau européen", assure Eric Perrin-Pelletier. Leurs travaux s'articuleront autour de six axes correspondant aux verrous technologiques : les modèles théoriques, le passage à l'échelle et les outils de monitoring, la sécurité, les architectures, la confidentialité des données et les modèles économiques avec la régulation.

 

Une recherche fléchée par des besoins industriels

"L'initiative BART vise à apporter une ressource académique fléchée par la compréhension des besoins industriels", résume le directeur de l'IRT. Ces besoins ressortent de différents cas d'usage identifiés par les industriels avec qui SystemX travaille. L'institut de recherche technologique planche par exemple avec un industriel de l'automobile sur l'utilisation de la blockchain pour le carnet d'entretien du véhicule. "Un carnet d'entretien nécessite une certaine traçabilité. Si celle-ci est faite correctement cela confère une confiance accrue dans le produit qui fait l'objet de l'entretien et cela aide à garantir sa valeur", commente Eric Perrin-Pelletier.

 

Le budget total attribué à cette initiative reste confidentiel. De son côté, SystemX financera huit thèses en plus des chercheurs de l'IRT mobilisés. Une première thèse a d'ores et déjà débuté. Elle porte sur la sécurité des mécanismes de consensus Blockchain dans le contexte de l'Internet des objets.

 

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