Blue Mind renforce son conseil d’administration

Six investisseurs entrent au capital de Blue Mind, un éditeur de logiciel de messagerie collaborative en open source. Recrutés parmi les organes de direction de grandes entreprises, ces nouveaux administrateurs vont permettre à la start-up de renforcer la gouvernance et de structurer son développement.

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Blue Mind renforce son conseil d’administration

Blue Mind, l’éditeur de logiciel libre basé à Toulouse vient de lever 300 000 euros auprès de six investisseurs privés. Un responsable local du Medef, mais aussi des directeurs généraux d’entreprises françaises et américaines font partie de ce premier tour de table de la start-up créée fin 2010.

"L’idée de départ n’est pas uniquement de faire entrer des fonds dans l’entreprise, assure Pierre Baudracco, le président et fondateur de Blue Mind. Cela permet aussi de constituer un conseil d’administration solide." Un moyen d’améliorer la gouvernance de l’entreprise, en vue de préparer une prochaine levée de fonds auprès de professionnels du capital investissement, en 2015.

La jeune entreprise prévoit en effet un développement rapide. Lancée en 2012, sa solution open source de gestion collaborative de la messagerie, de l’agenda et des contacts a déjà séduit une cinquantaine de clients. Aussi bien des entreprises comme Weishardt (producteur de gélatine), des administrations (mairie de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, Conseil général du Tarn-et-Garonne, etc.) ou des associations (Aides).

Dix recrutements prévus dans l’année

Blue Mind en chiffres
Chiffre d’affaires : 300 000 euros en 2012
Effectif : 10 personnes
Montant de la levée de fonds : 300 000 euros
Investisseur : personnes privées
Secteur : éditeur de logiciel open source
En 2012, Blue Mind a enregistré un chiffre d’affaires de 300 000 euros qu’elle prévoit de doubler en 2013. L’année suivante, il devrait atteindre le million d’euros.

Pour autant, le dirigeant entend maîtriser le développement. "Notre financement nous permet d’être tranquille pour deux ans", estime Pierre Baudracco. Entre la levée de fonds de 300 000 euros et le programme du grand emprunt dans lequel un projet de Blue Mind a été sélectionné, la start-up dispose en tout de près d’1,5 million d’euros pour assurer son développement.

Elle devrait d’ailleurs doubler son effectif dans l’année à venir. Dix personnes seront recrutées pour renforcer l’équipe existante, notamment sur les processus de qualité des solutions lancées sur le marché.

Blue Mind va également recruter un responsable des partenariats dès le 1er juillet. Celui-ci aura pour mission de poursuivre la stratégie de développement des accords avec des apporteurs d’affaires. "Nous voulons avoir un modèle indirect, en passant par des revendeurs", explique Pierre Baudracco. La start-up travaille déjà avec des spécialistes de l’intégration de logiciels ou encore des fournisseurs d’accès internet.

En 2014, Blue Mind espère se développer à l’international, notamment aux Etats-Unis. La start-up va commencer à tester le terrain dès le mois de juillet. Elle participe à un salon Ubifrance à Portland, aux Etats-Unis, au cours duquel elle pourra montrer sa solution à d’éventuels partenaires locaux.

Arnaud Dumas

L’argument convaincant


Pierre Baudracco a de l’expérience à la fois dans l’entrepreneuriat et dans le domaine du logiciel libre. Il a déjà monté une société spécialisée dans le logiciel libre, AliaSource, qu’il a vendue au groupe Linagora en 2007.

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