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BMW investit 100 millions d'euros dans un centre de simulation pour la voiture autonome

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Le groupe BMW a commencé la construction d'un nouveau centre de simulation à Munich qui va lui coûter 100 millions d'euros. Il abritera les 12 simulateurs existants du centre d'innovation FIZ ainsi que deux nouveaux simulateurs dynamiques de pointe conçus spécifiquement pour les besoins liés aux voitures autonomes.

BMW investit 100 millions d'euros dans un centre de simulation pour la voiture autonome
Présentation du projet de BMW Group lors de la conférence DSC 2018. © L'Usine Digitale

Le groupe BMW a annoncé la construction d’un nouveau centre de simulation à Munich le 4 septembre 2018. Le coût estimé du projet est de 100 millions d’euros. Le centre fera 11400 m2 et hébergera 14 simulateurs au total : ceux que possède déjà BMW, mais également deux nouveaux systèmes de pointe. 157 personnes y travailleront. La réalisation des deux nouveaux simulateurs a été confiée à Bosch Rexrorth. La partie visuelle de ces derniers, ainsi que l’intégration logicielle, sera fournie par Autonomous Vehicle Simulation, une coentreprise d’Oktal et Renault créée en juillet 2017.

 

Un investissement nécessaire pour le développement de voitures autonomes

Le projet a été révélé en marge de la conférence DSC 2018. Il fait suite à l’annonce du projet ROADS de Renault, que L’Usine Digitale avait annoncé en exclusivité l’année dernière. Dans un cas comme dans l’autre, l’investissement est motivé par les besoins de la recherche liée au véhicule autonome. Le groupe BMW considère la conduite autonome comme l’une de ses priorités stratégiques, et elle motive en grande partie son plan FIZ Future, qui prévoit un agrandissement de 50% du centre d’innovation et de recherche FIZ d’ici à 2050. La construction des nouveaux simulateurs s'inscrit dans ce cadre.

 

Deux nouveaux simulateurs dynamiques de pointe

Le premier des deux futurs fleurons de BMW sera un simulateur dynamique évoluant sur trois axes simultanés : longitudinal, transverse et rotationnel. Les accélérations longitudinales et transverses pourront atteindre des forces allant jusqu’à 1 G. Cette combinaison permettra un réalisme accru qui rendra possible de nouveaux types de simulation, dont notamment la conduite en milieu urbain, un domaine particulièrement délicat à gérer pour les véhicules autonomes. Il servira à répliquer des manœuvres d’évasion, des freinages d’urgence et de fortes accélérations.


Le deuxième simulateur produira une expérience au réalisme très élevé avec une surface de déplacement de 400 m2. Il servira pour le freinage et l’accélération dans les virages, la négociation de ronds-points, et les séries de manœuvres complexes à enchaînement rapide. Les deux systèmes pourront accueillir une réplique complète d’un véhicule dans une plateforme montée sur un système hexapode. La reproduction de l’environnement est présentée en stéréoscopie par un système à base de projecteurs.

 

Tester un maximum de choses avant de mettre les voitures sur la route

L’objectif est d’itérer à grande vitesse pour améliorer le temps de réaction des véhicules mais aussi mieux adapter les interfaces homme-machine aux comportements humains. De plus, les capacités de ces simulateurs vont permettre à BMW de tester en laboratoire une multitude de scénarios qui n’étaient auparavant possible que sur la route. Le constructeur pourra modifier chaque aspect d’un scénario donné pour s’assurer de couvrir toutes les éventualités très tôt dans le développement d’un système, ce qui évite d’avoir à le modifier plus tard lorsqu’il est presque terminé.

 

Cela permet également de mieux trouver le juste milieu entre la performance et le confort utilisateur, et de mieux détecter les situations dans lesquelles le conducteur est amené à être distrait. Autant d’enseignements qui n’auront pas à être acquis sur la route par la suite. Enfin, la possibilité de tester et valider des scénarios rares dans un environnement "clinique" est essentielle, mais la capacité de rejouer un cas réel dans la simulation pour comprendre ce qui s’est passé l’est tout autant.

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