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Boeing entraîne l'équipage de sa capsule Starliner en réalité virtuelle avant son départ pour l'ISS

Vidéo Boeing mise sur un simulateur en réalité virtuelle pour préparer l'équipage de sa capsule Starliner à la mission qui l'emmènera sur la Station spatiale internationale l'année prochaine. Il utilise pour ce faire le casque VR spécialisé de la start-up finlandaise Varjo.
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Boeing entraîne l'équipage de sa capsule Starliner en réalité virtuelle avant son départ pour l'ISS
Boeing entraîne l'équipage de sa capsule Starliner en réalité virtuelle avant son départ pour l'ISS © Boeing

Boeing se réintéresse à l'entraînement d'astronautes en réalité virtuelle et a fait appel pour l'occasion à la start-up finlandaise Varjo. Ce programme s'effectue dans le cadre de la première mission habituée de sa capsule CST-100 Starliner, désormais prévue pour 2021. Elle fait partie, avec la capsule Dragon 2 de SpaceX, du plan stratégique de la Nasa pour retrouver une capacité nationale de transport d'astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS). Depuis l'arrêt de la Navette spatiale américaine, tous les départs vers l'ISS étaient gérés par la Russie.

Un programme lancé en 2017

Boeing avait développé ce programme d'entraînement en réalité virtuelle avec l'aide du studio australien Opaque Space en 2017. Il utilise l'Unreal Engine. A l'époque la première mission de Starliner était prévue pour 2018. La résolution des casques de réalité virtuelle disponibles à l'époque avait cependant limité l'intérêt de l'exercice, les astronautes n'étant pas capable de lire les instruments correctement.

Varjo se positionne sur une niche de marché pour les grandes entreprises avec un casque VR très haut de gamme dont le système de double écran permet d'avoir une zone centrale particulièrement nette. Il est vendu entre 6000 et 7000 euros hors taxe suivant le modèle, somme à laquelle s'ajoute une licence de 1000 euros.

 


Une meilleure lisibilité pour les écrans et instruments

L'un des principaux avantages de ce produit est le gain en lisibilité sans avoir à se rapprocher des boutons ou écrans, qui rend les sessions d'entraînement plus simples et réalistes et surtout qui permet d'y effectuer des manœuvres complexes, comme la procédure d'amarrage à l'ISS. D'après Varjo, l'équipage de Starliner va passer plusieurs centaines d'heures dans ce simulateur virtuel pour préparer les procédures du vol : lancement, amarrage, puis départ, rentrée dans l'atmosphère et jusqu'à l'atterrissage.

L'industrie spatiale fait figure de pionnière dans l'utilisation des simulateurs, qu'ils soient physiques ou virtuels. La Nasa s'intéresse à la réalité virtuelle depuis près de 40 ans. Il faut dire que le numérique a l'avantage d'être beaucoup moins coûteux et encombrant, et donc de pouvoir être déployé dans de multiples établissements si besoin. Il permet aussi de poursuivre l'entraînement de l'équipage même lorsqu'il est en quarantaine avant un lancement. Enfin, il rend possible la simulation réaliste de scénarios "catastrophes", difficiles voire impossibles à reproduire autrement.

Boeing compte apparemment envoyer le système à bord de la Station spatiale internationale l'année prochaine. Un casque HoloLens y a déjà été expédié en 2016, et un Oculus Rift en 2017 (avec lequel l'astronaute français Thomas Pesquet avait mené plusieurs expériences scientifiques).

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