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Bonjour, je voudrais que vous parliez de ma boite, c'est possible ?

Ex-directeur commercial de relaxnews et de My Little Paris, Thomas Barret a décidé en 2015 de créer son entreprise. Ambition : ré-enchanter nos matins, avec sa gamme d’accessoires siglés The Morning Company. Chose peu commune, il choisit dès le début de son aventure de tenir un carnet de bord, afin de partager ses premiers pas et ses péripéties d’entrepreneur. L’Usine Digitale publie, chaque semaine, ses récits.
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Bonjour, je voudrais que vous parliez de ma boite, c'est possible ?
Bonjour, je voudrais que vous parliez de ma boite, c'est possible ? © The Morning Company

Je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment. Elle est sûrement en réunion à cette heure-là.

 

Et puis, je lui ai déjà écrit un e-mail il y a quelques jours. Ça fait peut-être un peu lourd de lui en envoyer un deuxième si rapidement. En plus, elle doit avoir déjà 2 000 personnes qui la harcèlent avec leur projet…

 

Je pourrais peut-être l’appeler ?

 

Mouais…nan, c’est encore plus gênant : si ça se trouve, elle va me dire que je la dérange, qu’elle n’a pas le temps. Ou pire, que ça ne l’intéresse pas et que mon projet ne mérite pas un article.

 

Non, mieux vaut attendre, et puis avec un peu de chance, elle va tomber sur mon site et me contacter ?

 

l’ancêtre du oui, c’est souvent un non

 

Voilà. Ça, c’est ce que mon cerveau gauche se dit, quand il s’agit de contacter ou de relancer des journalistes et des blogueurs pour essayer d’obtenir de la visibilité pour le lancement de The Morning Company.

 

Heureusement, il y a aussi mon cerveau droit. Celui qui rit beaucoup en entendant le monologue de son homologue de gauche. Celui qui, après 5 années de commercial, a appris que “ne pas oser”, c’était surtout “ne pas réussir”. Enfin, celui qui sait que l’ancêtre du oui, c’est souvent un non.

 

Car comme tout bon entrepreneur, je n’ai pas les moyens de me payer des 4×3 dans le métro, ni des pages de publicité dans les magazines. Et même si la publicité en ligne est plus abordable, elle n’en reste pas moins un coût… non négligeable. Alors, il faut trouver d’autres leviers : le réseau, les médias sociaux et bien sûr les médias tous courts.

 

tous ceux qui ont gagné ont joué

 

Dans ce domaine, s’il est une chose que la Française des jeux m’a apprise, c’est que tous ceux qui ont gagné ont joué. Hé oui, personne n’obtient les choses sans les demander. Enfin sauf peut-être la NSA.

 

Ceci étant dit, il faut jouer, mais “intelligemment”. Parce que, contrairement au Loto, vous pouvez augmenter vos chances de “gagner” en vous y prenant bien. Et inversement.

 

Par exemple, s’acharner à envoyer à tous les médias de la place un communiqué de presse avec des termes comme “casser les codes”, “innovation de rupture” et “buzz viral”… ça risque de ne pas payer.

 

Une fois qu’on a dit ça… il est difficile de lister les règles pour réussir. Disons que celles qui me semblent pertinentes pour mobiliser sur mon projet sont les suivantes : sincérité, personnalisation, persévérance. Et puis parfois, une petite dose d’humour aussi. Ou d’alcool.

 

Bref, comme vous l’avez compris, mon objectif du moment : faire parler du lancement… pour atteindre dès que possible les 10 000 euros de pré-commandes.

 

Sur ce, voici le reste de ma semaine en quelques chiffres :

 

5 000 euros déjà collectés sur KissKissBanBank, merci à vous !!!

profil Pinterest et 1 compte Instagram créés : on se connecte ? :)

messages extrêmement encourageants reçus.

848 emails envoyés pour faire découvrir The Morning Company.

180 euros dépensés en pub sur Facebook pour… 0 pré-commande.

projet : installer des hamacs au Numa en juillet #faittropchaudpourtravailler.

 

Merci encore pour votre soutien et vos pré-commandes, et à la semaine prochaine !

 

Thomas Barret, néo-entrepreneur

Ce billet a également été publié sur le blog de l’auteur : The Morning Challenge

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