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Bosch prend un chemin de traverse

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Bosch prend un chemin de traverse
Bosch prend un chemin de traverse

A posteriori, Bosch présente son entrée dans l’ère du numérique comme une évolution logique. "Nous faisions des autoradios, puis de la navigation. La navigation en temps réel a ensuite permis de faire entrer la connectivité dans le véhicule", explique Franck Cazenave, le directeur marketing et business development chez l’équipementier. Ce sont surtout les capteurs, l’une des spécialités du groupe Bosch, qui ont ouvert une fenêtre d’opportunité à l’allemand. Werner Struth, membre du comité directeur de l’équipementier, résume cette tendance de fond avec le sigle "3S" pour "sensors, software and services" (capteurs, logiciel et services).

À partir de cette activité, Bosch a décidé, il y a quelques années, de proposer des services, un bon tremplin pour s’introduire dans le nouveau business des objets connectés. Comme l’automobile représente 66 % du chiffre d’affaires de l’allemand, ce domaine se trouve logiquement en pointe. Le premier cas d’usage est l’e-call, l’appel d’urgence depuis le véhicule, mis en place depuis une dizaine d’années par certains constructeurs et qui sera généralisé à la demande de la Commission européenne à tous les constructeurs en octobre 2015. Pour l’e-call, une carte SIM doit connecter le véhicule au réseau mobile, ce qui le transforme de facto en objet connecté. Bosch propose un service d’e-call avec un centre d’urgence qui répond directement au conducteur : un lien direct s’établit alors entre le sous-traitant et le consommateur, même si l’e-call est implanté dans une voiture. Mais la connectivité embarquée n’est pas seulement liée à la carte SIM. "Elle entre aujourd’hui dans la voiture par le smartphone, pas par la voiture", explique Franck Cazenave. Pour intégrer toutes les nouvelles fonctions offertes par le smartphone, et plus largement par l’autonomisation progressive du véhicule, Bosch a développé des solutions techniques, les MEMs (micro-electro mechanical systems). Ces capteurs peuvent gérer plusieurs fonctions simultanément et se diffusent progressivement dans d’autres secteurs comme la domotique.

Si le smartphone est connecté, Bosch ne voulait pas laisser la valeur ajoutée à Google et consorts. "Il existe aujourd’hui deux voies pour le véhicule connecté, assène Franck Cazenave. La première, c’est la voiture connectée avec un système fermé constructeur. La seconde fonctionne avec Android Auto ou CarPlay. Avec mySpin, Bosch propose une troisième voie." Lancée en 2012, cette solution permet au constructeur d’élaborer son propre magasin d’applications en fournissant un kit de développement à des développeurs. Les conducteurs contrôlent le système depuis une application centrale sur leur smartphone. Jaguar Land Rover est le premier constructeur à l’utiliser.

Pauline Ducamp

 
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