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Bourget 2015 : Altran se lance dans l’impression 3D de l’espace

Au salon du Bourget, le groupe d’ingénierie Altran présente la Pop3D, une imprimante 3D capable de réaliser des pièces sous microgravité. Développée en partenariat avec Thales Alenia Space, elle sera testée à bord de la station spatiale internationale d’ici la fin de l’année.

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Bourget 2015 : Altran se lance dans l’impression 3D de l’espace
Bourget 2015 : Altran se lance dans l’impression 3D de l’espace © frederic parisot

S’il y a un endroit où une imprimante 3D peut se révéler utile, c’est bien dans l’espace. Avec plusieurs mois d’attente entre chaque livraison de pièces de rechange, un évènement qui passerait pour insignifiant sur Terre, comme la casse d’un tournevis, peut être lourd de conséquences à bord de la station spatiale internationale. Avec une imprimante 3D à bord, les spationautes pourraient fabriquer instantanément tous les outils ou pièces dont ils ont besoin. Seul problème : pour construire un objet par empilement de couches de plastique, il faut de la gravité...

 

Après la société américaine Made in space, c’est au tour d’Altran de se positionner sur ce créneau. Le groupe français d’ingénierie, qui emploie 23000 personnes pour un chiffre d’affaires de 1,756 milliard d’euros, a développé une imprimante 3D fonctionnant en microgravité. La Pop3D, c’est son nom, est la première machine capable d’imprimer dans l’espace des pièces en plastique PLA (acide polylactique), le modèle de Made in space utilisant de l’ABS.

 

Le défi de l’apesanteur

 

Pour relever le défi de l’impression 3D sous très faible gravité, Altran s’est concentré sur le guidage du fil de plastique, via un dispositif similaire à une chaîne porte-câbles. "Le fil de plastique est également poussé dans la buse, ce qui permet à la machine d’imprimer la tête en bas", commente Pascal Brier, le directeur général adjoint d’Altran.

 

L’ingénieriste s’est fait aidé dans ses travaux par Thales Alenia Space (TAS). "Nous avons apporté notre expertise dans la spatialisation d’équipements, dans la gestion de la sécurité à bord de la station spatiale, et dans les relations avec la Nasa et l’Agence spatiale européenne", indique Giorgio Musso, expert en architecture et ergonomie de systèmes spatiaux au sein de la filiale italienne de TAS, avant de préciser que la Pop3D effectuera son premier test à bord de la station spatiale internationale avant la fin de l’année.

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