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Bouygues cherche ses partenaires dans la Silicon Valley 

Une filiale de Bouygues Telecom, installée à San Jose, recherche dans la Silicon Valley des partenaires potentiels pour tout le groupe Bouygues. Depuis les nouveaux modèles publicitaires jusqu'aux drones de surveillance de chantiers.
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Bouygues cherche ses partenaires dans la Silicon Valley
Bouygues cherche ses partenaires dans la Silicon Valley  © C.C. - Flickr - Twistiti

Alors qu'Orange lançait il y a quelques jours son premier accélérateur pour start-up à San Francisco, où il est installé depuis 12 ans et où il dispose d'une soixantaine de personnes, un autre opérateur français évolue dans la Silicon Valley depuis 2001. Bouygues Telecom dispose en effet aussi d'un bureau à San Jose, qu'il vient tout juste de transformer en filiale en janvier 2013, au service du groupe Bouygues.

Rien de comparable avec Orange. Ils ne sont que deux à composer Winnovation :  le DG Stéphane Allaire et le responsable du business development Sébastien Wickert. Et l’objectif de la filiale n'est pas d'investir dans les jeunes pousses locales, ni de les accompagner dans leur développement, mais bien de dénicher des start-up qui deviendront des partenaires pour lui-même mais aussi pour sa maison mère Bouygues et ses autres filiales, TF1 en tête. En privilégiant certaines thématiques comme les usages de la 4G ou les nouveaux modèles publicitaires. Une mission de veille menée au travers de fils Twitter spécifiques, mais surtout par le biais de rencontres permanentes avec les acteurs du secteur comme seule la Silicon Valley en permet, et partagée en particulier en recevant très régulièrement des délégations venues de France.

Du langage naturel aux drones autonomes

Durant les cinq dernières années, l'entité californienne a signé 15 contrats avec des jeunes pousses américaines. Le français intègre certains de leurs produits à ses offres commerciales et d'autres sont utilisés par ses propres services pour résoudre un problème particulier en interne. La société Asurion, par exemple, qui garantit le remplacement de téléphones perdus, volés ou cassés chez la plupart des opérateurs américains, est devenu la "garantie échange 24" de Bouygues Telecom. Ce dernier utilise aussi l'outil de gestion de la relation client en ligne en langage naturel d'Inbenta, jeune pousse espagnole installée en Californie. Sans oublier Pogoplug dont le système de stockage en ligne est à la base du service de cloud de Bouygues Telecom, fort judicieusement appelé Le Cloud. Le Français étudie aussi le moteur de recherche d'influenceurs Traackr, créé par deux français et installé en Californie, pour son service marketing. Enfin, plus spectaculaire, il s'intéresse pour sa maison mère Bouygues aux drones autonomes de Skycatch. Cette plate-forme de drone équipée de système vidéo HD fonctionne en 4G pour une surveillance en temps réel de chantiers de construction par exemple.

Une veille large auprès des grands acteurs du Net

Evidemment, cette position dans la Silicon Valley donne aussi à Bouygues Telecom une ouverture sur le centre du numérique du monde bien au delà de ses seules startup. Pour commencer, il est au contact de ses pairs américains. Avec les deux géants, Verizon et AT&T, pionniers mondiaux de la 4G, il peut ainsi échanger sur les usages réels de la 4G (lesquels). Mais avec Sprint aussi, tout juste racheté par le Japonais Softbank, qui transforme actuellement tout son réseau pour s'adapter au LTE. L'équipe expérimente, par exemple, les nombreuses offres de video  et télévision à a demande de Netflix aux Google TV et Apple TV en passant par HBO GO ou Hulu. Plus globalement, Bouygues Telecom ne se prive pas d'entretenir des relations avec les Google, Apple, Facebook et autres Linkedin, mais aussi avec des Intel ou Broadcom.

Emmanuelle Delsol, à San José

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